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EnvironnementQue ce soit la pollution des eaux, de l’air, du sol ou la gestion des déchets, la Guadeloupe n’est pas à l’abri des problèmes environnementaux crées par l’homme. Archipel des sciences devait s’impliquer sur ce sujet grave.

Outre la pollution des eaux, la Guadeloupe connaît actuellement une très importante pollution des sols par les pesticides, notamment le chlordécone, largement utilisés dans la culture de la banane. Cette pollution est source de contamination des eaux, des organismes aquatiques et de certaines productions cultivées sur ces sols.

Molécule chlordécone

Molécule de chlordécone

L’État met à disposition du public la cartographie de la contamination des sols à la chlordécone. Ces cartes représentent un ensemble de 5033 analyses, couvrant une superficie de 3 136 hectares, réalisées par les services de l’État, de la chambre d’agriculture, du programme jardins familiaux (JAFA) de l’instance régionale d’éducation et de promotion de la santé (IREPS), l’INRA et le CIRAD entre 2001 et 2017.

Au fur et à mesure de l’acquisition de nouvelles données, cette cartographie sera régulièrement actualisée.

Les cartes sont disponibles sur le site de la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Guadeloupe (DAAF) à l’échelle de la commune.

Cette cartographie est aussi disponible en format dynamique sur le site KARUGEO.

Carte pollution chlordécone

Cartographie de la pollution des sols à la chlordécone

Consultez l’état des lieux de la qualité des milieux a été réalisé lors de l’élaboration du SDAGE (schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux) 2016-2021 (Source : L’observatoire de l’eau Guadeloupe).

Etat écologique cours d'eau

Etat écologique des masses d’eau de cours d’eau

Etat chimique cours d'eau

Etat chimique des masses d’eau de cours d’eau

Qualité eaux de distribution

Qualité des eaux de distribution.

Mais le problème environnemental le plus aigu de la Guadeloupe reste celui de la gestion des déchets. Mise en place dans quelques communes, la collecte sélective n’en est qu’à ses débuts et les habitudes font que les ravines reçoivent encore beaucoup de dépôts sauvages.

Décharge Gabarre

Décharge de la Gabarre

En matière de pollution de l’air, les industries guadeloupéennes et le transport sont les principaux émetteurs de polluants pouvant avoir une incidence sanitaire, auxquels il faut ajouter les particules provenant de sources naturelles, comme celles des brumes de sables sahariennes.
Depuis 2000, les mesures de qualité de l’air sont réalisées par l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air en Guadeloupe, Gwad’Air.

Gwad'air

La Guadeloupe est également touchée par la pollution agro-industrielle. Dès la fin du XVlle siècle, la Guadeloupe s’est spécialisée dans la production de sucre et de rhum. Si ces activités ont joué un rôle historique et social incontestable, elles ont aussi eu et ont encore des incidences nocives sur l’environnement.

Depuis 2011, la Guadeloupe, comme d’autres îles de la Caraïbe, est confrontée périodiquement aux échouages massifs d’algues sargasses.

La plupart des Sargasses sont dites holopélagiques, c’est à dire qu’elles se développent à la surface de l’eau et que l’intégralité de leur cycle de vie se fait en pleine mer. Elles n’ont pas besoin de s’accrocher à un substrat dur. Leurs flotteurs, appelés pneumatocytes, maintiennent les frondes de sargasses en surface, renforçant leurs capacités de photosynthèse et bioproductivité. Beaucoup de sargasses ont une texture rugueuse et un mucus collant (protecteur contre les ultraviolets solaires) qui les rassemblent en amas flottant, formant parfois des radeaux végétaux, solides, mais souples, adaptés aux mouvements de houle et aux forts courants marins.

Depuis 2011, les Caraïbes font face à une invasion et une prolifération de Sargassum fluitans et Sargassum natans qui viennent s’échouer sur les côtes en grande quantité. Contrairement à ce qui été supposé au départ, ces grands bancs d’algues qui s’échouent aux Antilles ne proviennent pas de la Mer des Sargasses mais du golfe de l’Amazone. Ces proliférations seraient dues à des apports de nutriments (phosphate, nitrate) causés par une agriculture intensive et un lessivage des sols plus important suite à la déforestation intensive. De plus la destruction de la mangrove à l’embouchure du fleuve permet un relargage direct dans l’océan, conduisant ainsi à la création d’un écosystème favorable au développement des sargasses. Le phénomène des brumes de sables du Sahara (poussières riches en fer et phosphates transportées par le vent) pourrait favoriser le développement de ces radeaux en route vers les Caraïbes.

Ce phénomène a des conséquences économiques importantes. En effet il affecte directement le tourisme, car il oblige à fermer l’accès à certaines plages et incommode les touristes. Les marées brunes ont aussi un impact sur la pêche. En venant s’échouer, les grands bancs d’algues conduisent à la formation de zones anoxiques causant la mort de nombreuses espèces de poissons. De plus, ces algues affectent l’écosystème en empêchant les tortues venant pondre d’accéder aux plages, puis aux juvéniles de rejoindre la mer. Mais ce phénomène de marées brunes cause aussi des problèmes sanitaires importants. En effet, la population locale se plaint d’irritation des yeux, de la gorge, des oreilles, ainsi que de nausées, causés par le H2S, sulfure d’hydrogène qui est un poison bloquant la respiration cellulaire à forte concentration. La baignade dans des bancs de sargasses peut causer des démangeaisons cutanées dues à la présence d’un hydraire (Aglaophenia sp). Enfin, le ramassage de ces bancs d’algues échouées demande une main d’œuvre abondante s’il se fait à la main ou de grands moyens financiers si des engins de terrassement sont utilisés.

Consulter le risque d’échouage des sargasses sur le site de la DEAL Guadeloupe.

Découvrez nos expositions et nos dépliants sur le thème de la pollution.

Quelques ressources en ligne