Activités

Risques majeurs

La Guadeloupe est particulièrement exposée aux risques majeurs : séismes, tsunamis, volcanisme, cyclones, inondations, changements climatiques. A ces risques, s’ajoute le risque pandémie avec l’apparition du Covid-19 en 2020.

 

 

Risques sismique et volcanique

Les séismes et le volcanisme sont en Guadeloupe les manifestations de la tectonique des plaques.

L’activité sismique est concentrée le long de failles, en général à proximité des frontières entre ces plaques. Lorsque les frottements au niveau d’une de ces failles sont importants, le mouvement entre les deux plaques est bloqué. De l’énergie est alors stockée le long de la faille. La libération brutale de cette énergie permet de rattraper le retard du mouvement des plaques. Le déplacement instantané qui en résulte est la cause des séismes. Après la secousse principale peuvent se produire des répliques qui correspondent à des « réajustements » au voisinage de la rupture principale.

La Soufrière de Guadeloupe est un volcan actif, de type explosif. L’étude de son passé, depuis environ 200 000 ans, révèle les types d’éruptions ci-dessous comme probables dans le futur :

  • éruptions magmatiques : les plus violentes et qui peuvent durer plusieurs années (exemple à Montserrat depuis 1995). Ce sont des remontées de magma en surface accompagnées d’explosions parfois extrêmement fortes et de nuées ardentes. Phénomènes dévastateurs sur des distances de 10 à 15 km. Récurrence : 15 000 ans pour les plus fortes, 500 à 1 000 ans pour les modérées.
  • éruptions à écroulement sectoriel : très destructrices mais brèves. L’édifice volcanique rendu fragile par altération des roches ou à cause d’un fort séisme, s’effondre en provoquant des avalanches de matériaux (“débris”) jusqu’à plusieurs kilomètres de distance. Récurrence : 1 000 ans.
  • éruptions phréatiques : les moins violentes car c’est la vapeur d’eau sous pression provenant des nappes phréatiques surchauffées qui est responsable des explosions. Le magma n’atteint pas la surface. Seuls les matériaux anciens sont éjectés et pulvérisés sous forme de poussières “cendres”). Récurrence : 50 à 100 ans.

Consulter les derniers évènements géologiques

Découvrez les expositions “La machine Terre” sur la tectonique des plaques, “Quand la terre tremble…” sur le risque sismique “Le volcanisme“, ainsi que les brochures les accompagnant.

Archipel des Sciences met à disposition du public des clés USB sur le thème “Terre, planète vivante”.

Aléa sismique

Pour vous informer sur les derniers séismes ressentis ou sur une activité tellurique inhabituelle, consultez le dernier communiqué d’information de l’OVSG.
Vous pouvez également consulter le dernier bulletin mensuel d’information de l’OVSG. Ce bulletin synthétise l’activité volcanique de la Soufrière et l’activité sismique régionale.
Les intensités réelles (effets d’un séisme en un lieu donné) ne peuvent être correctement déterminées que par recueil de témoignages. Si vous avez ressenti un séisme, même faiblement, vous êtes invité à le signaler à l’OVSG et/ou à prendre quelques minutes pour remplir le formulaire d’enquête macrosismique du BCSF sur le site http://www.franceseisme.fr.

Vous pouvez également consulter le Centre de Données Sismologiques des Antilles (CDSA).

MI SEISM’ANTILLES, réalisé par le BRGM, a été initié en Guadeloupe dans le cadre du Plan Séisme Antilles.

Mi Seism'Antilles

Ce site vous permet d’avoir une idée de la capacité de résistance de votre maison en cas de séisme majeur. Cette évaluation est totalement anonyme. On cherchera à savoir à quel type ou catégorie de construction appartient votre maison, sachant qu’à chaque catégorie correspond en général, un certain niveau de vulnérabilité. Mais au sein de chaque catégorie, la vulnérabilité peut être plus ou moins forte en fonction des caractéristiques particulières des constructions. Cette réalité-là est bien plus difficile à appréhender.

Plan Familial de Mise en Sécurité (édition 2011) : anticiper le séisme en famille, avec ses amis, ses collègues.

Prévention séisme maison travail

J’apprends les consignes en classe, en cas de tremblement de terre: ces 2 affiches ont été distribuées dans tous les établissements scolaires pour un affichage permanent dans chaque classe.

Prévention séisme école

Prévention risque Tsunami : Affiche mise à la disposition de toutes les communes de la Guadeloupe, en plusieurs exemplaires, depuis le mois de septembre. Il s’agit de la 1ère action d’information sur le risque tsunami, préconisant les consignes individuelles de base, que toutes les communes doivent s’approprier et porter à connaissance de leurs administrés, surtout dans les zones littorales.

Prévention tsunami

Dépliant “Construction parasismique : ce ne sont pas les séismes, mais les bâtiments mal conçus, mal construits ou mal entretenus qui tuent !

Dépliant construction parasismique

Photo de la Soufrière de Guadeloupe vu du Houëlmont en temps quasi-réel (OVSG)

Soufrière Guadeloupe

Eruption de la Soufrière Hills à Montserrat le 11/02/10 : animations satellites de Météo France :

Séisme d’Haïti : vous pouvez consulter le communiqué d’information de l’OVSG, le communiqué du BRGM, l’article de l’IPGP, la page de Wikipédia.

Séisme d'Haiti

L’éruption phréatique de la Soufrière en 1976-1977 : Retrouvez mois par mois un récit des principales observations du Laboratoire de Physique du Globe effectuées à partir de 1975 (OVSG).

GéoManips, dossier réalisé dans le cadre de Sagascience par le CNRS en partenariat avec le Laboratoire de géologie structurale (Université Paris 6).

Géomanips

Il présente les mouvements de la Terre observés sur le terrain et reproduits en laboratoire. Le travail du géologue est filmé et commenté lorsque celui-ci prépare ses expériences, qu’il les réalise, qu’il les interprète en les confrontant à la réalité. Ces expériences sont reproductibles par tous, grâce aux conseils de Géomanips : matériaux, plans, astuces, tout y est détaillé. Les trois facettes du dossier (Terrain / Laboratoire de recherche / Pédagogie) en font un support précieux pour les enseignants et les médiateurs scientifiques.

À l’occasion de l’Année internationale de la planète Terre (2008), CNRS Images produit “Les dessous de la planète” , une vingtaine de films courts à regarder en baladodiffusion qui permettent de mieux comprendre le passé tumultueux et les secrets les plus enfouis de la Terre.

Dessous de la planète

Comment d’anciennes grandes chaînes de montagnes ont-elles complètement disparu aujourd’hui ? Sera-t-on capable, un jour, de prévoir les séismes ? Pourquoi les volcans ne se ressemblent-il pas ? Le champ magnétique peut-il s’inverser ? Géologues, géophysiciens, sismologues et volcanologues de l’INSU-CNRS donnent de façon claire et accessible un aperçu des connaissances scientifiques actuelles.

Risque cyclonique

Un cyclone est une perturbation atmosphérique des zones tropicales qui peut s’accompagner :

  • de pluies fortes
  • de vents violents
  • d’une houle cyclonique déferlant sur le littoral
  • d’une marée cyclonique correspondant à une élévation générale du niveau de la mer.

En Guadeloupe, les deux plus forts ouragans du siècle dernier (12 septembre 1928 et HUGO le 16 septembre 1989) ont atteint la catégorie 4, avec des vents soutenus compris entre 210 et 250 km/h et des rafales ponctuelles de 270 à 300 km/h.

Sur les Iles du Nord (Saint-Martin et Saint-Barthélemy), l’ouragan IRMA, la nuit du 5 au 6 septembre 2017, fût particulièrement dévastateur. Il était de catégorie 5 : jamais un ouragan aussi puissant n’avait touché les Petites Antilles depuis 1851, date des premiers relevés.

HUGO 15/09/1989

Ouragan HUGO de catégorie 5 le 15 septembre 1989 (Source : Météo France).

IRMA 06/09/2017

Ouragan IRMA de catégorie 5 le 6 septembre 2017 (Source : Météo France).

MARIA 19/09/2017

Ouragan MARIA de catégorie 5 le 19 septembre 2017 (Source : Météo France).

Nouveau : dans le cadre de ses activités sur le thème “Terre, planète vivante”, Archipel des Sciences publie l’exposition “Face aux cyclones” sur le risque cyclonique .

Consulter les évènements climatiques

Echelle de Saffir-Simpson

Pour vous informer sur l’activité cyclonique en cours, consultez la rubrique cyclones de Météo France.

Saison cyclonique 2018 : un nouveau document d’information (Préfecture de Guadeloupe)

Dépliant risque cyclonique

Mon logement est en zone inondable, que faire ? (Source : Météo France)

Vigilance météo aux Antilles-Guyane (Source : Météo France)

Vigilance météo Antilles-Guyane

Niveaux de vigilance aux Antilles (Cliquer pour obtenir les consignes)

  Jaune   Orange   Rouge   Violet   Gris   Vert

Vigilance jaune : Soyez attentifs !

Contexte CYCLONE : tempête tropicale ou ouragan pouvant représenter une menace pour le territoire, à une échéance de quelques jours ou dont les effets attendus seront limités (impact modéré).

Contexte HORS CYCLONE : un danger (fortes pluies, orages, vent, mer dangereuse) est prévu ou débute.

Conduite à tenir :

  • Se tenir informé de l’évolution du phénomène (Météo-France, médias, communiqués de la préfecture, etc.).
  • En cas de mer dangereuse, ne pas prendre la mer sans obligation particulière, éviter les activités à risque sur les plages et côtes.
  • En cas de risque de fortes pluies : éviter d’entreprendre des randonnées en montagne ou près des cours d’eau, et des zones habituellement à risques dès la survenance de mauvais temps.
  • En cas de cyclone, vérifier le matériel de première nécessité (réserves d’eau potable, réserves alimentaires, aliments pour les bébés et les personnes affaiblies. Trousse à pharmacie, piles et batteries, éclairage de secours, radio à pile pour écouter les communiqués).

Consignes en vidéo

Vigilance orange : Préparez-vous !

Contexte CYCLONE : tempête tropicale ou ouragan représentant une menace pour le territoire, à une échéance de quelques heures ou dont les effets attendus seront limités (impact modéré).

Contexte HORS CYCLONE : un danger (fortes pluies, orages, vent, mer très dangereuse) est imminent ou va débuter.

Conduite à tenir :

  • Se tenir informé continuellement de l’évolution du phénomène (Météo-France, médias, communiqués de la préfecture, etc.).
  • En cas de mer dangereuse, ne pas prendre la mer, éviter les plages et côtes, protéger les embarcations.
  • En cas de risque de fortes pluies : éviter d’entreprendre des randonnées en montagne ou près des cours d’eau, et des zones habituellement à risques dès la survenance de mauvais temps. Eviter toute sortie !
  • En cas de cyclone, vérifier le matériel de première nécessité (réserves d’eau potable, réserves alimentaires, aliments pour les bébés et les personnes affaiblies. Trousse à pharmacie, piles et batteries, éclairage de secours, radio à pile pour écouter les communiqués).
  • Protéger vos documents personnels (papier d’identité, carte vitale etc.). Se munir d’argent liquide (distributeurs risquant d’être hors service ou achats par carte bleu impossible). Faire le plein d’essence dans son véhicule.
  • Préparer l’habitation, ranger tout ce qui peut servir de projectile au vent, consolider portes et fenêtres (volets, contre-plaqués, rubans adhésifs sur les parties vitrées), mettre hors d’eau les objets ou mobiliers sensibles si vous habitez dans une zone inondables.

Consignes en vidéo

Vigilance rouge : Protégez-vous !

Contexte CYCLONE : tempête tropicale ou ouragan représentant une menace pour le territoire, à une échéance proche ou dont les effets attendus sont relativement forts (impact assez fort à fort).

Contexte HORS CYCLONE : un danger (fortes pluies, orages, vent, mer extrêmement dangereuse) a débuté.

Conduite à tenir :

  • Se tenir informé continuellement de l’évolution du phénomène (Météo-France, médias, communiqués de la préfecture, etc).
  • En cas de mer dangereuse, ne pas prendre la mer, éviter les plages et côtes, protéger les embarcations.
  • En cas de risque de fortes pluies : protégez-vous, éviter les zones montagneuses ainsi que toutes sorties.
  • En cas de cyclone, rejoindre son habitation ou abris signalé par votre mairie si votre logement est à risque.
  • Ranger tout ce qui peut servir de projectile au vent, démonter antenne et parabole, rentrer les animaux.
  • Répartir, lampes torches, bougies etc. dans votre habitation et préparer la pièce la plus sûre de la maison pour accueillir la famille au cas où.
  • Eviter tout déplacement et faciliter le travail des équipes de secours et des mairies.

Consignes en vidéo

Vigilance violette : Confinez-vous, ne sortez pas !

Un ouragan majeur représente un danger imminent pour une partie ou la totalité du territoire, avec des effets attendus très importants.

Conduite à tenir :

  • Se tenir informé continuellement de l’évolution du phénomène (Météo-France, médias, communiqués de la préfecture, etc).
  • S’éloigner des portes et fenêtres, consolider si besoin votre habitation, se confiner dans la pièce la plus sûre et garder son calme.
  • Utiliser le téléphone qu’en cas d’urgence.
  • Une période d’accalmie, appeler œil du cyclone peut survenir, suivie de très près par des conditions très sévères et intenses, donc ne pas sortir !
  • Attendre les consignes des autorités avant de se déplacer.
  • Ne sortir ou circuler sous aucun prétexte, à cause du danger ou sous peine de poursuites pénales !

Consignes en vidéo

Vigilance grise : Restez prudents !

Un ouragan a traversé le territoire en faisant des dégâts lors de son passage. Les conditions météorologiques sont en cours d’amélioration, mais certains dangers subsistent encore. Les équipes de secours ou de déblaiement ne doivent pas être gênées dans leurs activités ou déplacement.

Conduite à tenir :

  • Rester à l’écoute des médias, bulletins météo, communiqués de la préfecture, etc. Attendre les consignes.
  • Eviter de sortir, ne pas gêner les équipes de secours ou déblaiement, s’éloigner des zones dangereuses.
  • Ne pas toucher aux fils électriques, déblayer votre habitation si besoin.
  • Assister vos voisins si besoin, cas échéant prévenir les secours.
  • Utiliser les téléphones qu’en cas d’urgence afin de ne pas encombrer le réseau téléphonique.
  • Utiliser votre voiture qu’en cas de nécessité et dans ce cas conduire avec prudence.
  • Vérifier la qualité de l’eau avant de la consommer.

Consignes en vidéo

Vigilance verte : Plus de dangers significatifs ou dangers s’éloignant

Contexte CYCLONE : les dangers liés au passage de l’ouragan sont éloignés, le temps revient à la normal, mais restez prudent à cause des dégâts qui subsistent sur les réseaux routiers, électriques ou autres.

Contexte HORS CYCLONE : un danger (fortes pluies, orages, vent, mer dangereuse) diminué ou inexistant.

Conduite à tenir :

  • Vous pouvez reprendre votre activité normale.

 

Photo satellite Antilles (Source : Météo France)

Image satellite Antilles

Image bi-satellite Atlantique 18h UTC (Source : Météo France)

Image bi-satellite 18h UTC

Animation satellite (visible/proche infrarouge) centre Atlantique (Source : Tropical Tidbits)

Animation satellite (IR) centre Atlantique (Source : Tropical Tidbits)

Le temps pour les prochains jours en Guadeloupe (Source : Météo France)

Le temps pour les prochaines heures en Guadeloupe (Source : Météo France)

Radar Antilles

 

Animation satellite Guadeloupe

Animation radar Guadeloupe

Animation radar Guadeloupe

Situation météorologique dans l’Atlantique Nord (Source : Windy.com)

Centre national des ouragans à Miami (NHC)

Activité cyclonique dans la zone Atlantique (Source : NHC)

Activité cyclonique Atlantique

Liste des prénoms des cylones 2018/2023 (Source : Météo France)

Tout savoir sur les cyclones (Source : Météo France)

Visitez les cyclones en 3D (Source : Météo France)

Cyclone 3D

Ouragans passés sur les Petites Antilles en 50 ans (1959-2008) (Source : Météo France)

Saison cyclonique et vigilances météo (Source : Préfecture de Guadeloupe)

Changements climatiques

Un changement climatique, ou dérèglement climatique, correspond à une modification durable (de la décennie au million d’années) des paramètres statistiques (paramètres moyens, variabilité) du climat global de la Terre ou de ses divers climats régionaux. Ces changements peuvent être dus à des processus intrinsèques à la Terre, à des influences extérieures ou, plus récemment, aux activités humaines.
Le changement climatique anthropique est le fait des émissions de gaz à effet de serre engendrées par les activités humaines, modifiant la composition de l’atmosphère de la planète. À cette évolution viennent s’ajouter les variations naturelles du climat.

Clim’ Way, un jeu éco-citoyen pour lutter contre les gaz à effet de serre, jouable gratuitement en ligne (Cap Sciences). Le jeu est adapté aux Antilles (Carbet des Sciences).

Clim'city

Climat, une enquête aux pôles est un dossier du CNRS (Sagasience) s’inscrivant dans le cadre de l’Année polaire internationale.

Climat une enquête aux pôles

Quel est le rôle des pôles dans le climat mondial ? En quoi les connaissances sur les climats passés permettent-elles de mieux comprendre le climat actuel et le climat futur ? Quelle est l’histoire des recherches polaires ? Quelles sont et quelles seront les conséquences du réchauffement climatique sur les pôles ? Quelles en sont aujourd’hui déjà les retombées pour les populations humaines, animales et végétales ?
Toutes ces questions trouvent des éléments de réponse dans ce dossier pédagogique conçu sous la forme d’une animation ludique et accessible à tous.
Un quiz permet à chacun de tester ses connaissances.
Destinée au grand public, et plus particulièrement aux jeunes, cette enquête est illustrée par plus de 50 films et extraits de films et par plus de 300 photos et schémas.

A l’occasion de l’Année polaire internationale (2007-2008), le CNRS et l’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) s’associaient afin de produire une collection de podcast vidéo sur les recherches polaires, “Alerte aux pôles” .

Alerte aux pôles

Sous l’effet du réchauffement climatique, régions arctiques et antarctiques subissent aujourd’hui le plus rapide et spectaculaire changement de toute l’histoire de notre planète. Que faut-il en penser ? Que savons-nous vraiment ? Que faut-il de toute urgence mesurer et comprendre ? Avec la collaboration du journaliste scientifique, Patrice Lanoy, CNRS Images et l’IPEV répondent en images à ces questions.

Le Climat de la Terre, dossier réalisé par le CNRS.

Climat de la Terre

Dossier Sagascience. Ce dossier traite entre autres de l’effet de serre, du réchauffement climatique, de la paléoclimatologie et de nombreux sujets qui préoccupent le grand public.

Pandémie

Une pandémie est une épidémie présente sur une large zone géographique internationale. Dans le sens courant, elle touche une partie particulièrement importante de la population mondiale.

Les pandémies surviennent lors de déséquilibres majeurs liés à des modifications sociales et environnementales au cours de l’histoire (révolution agricole, guerres et commerce, voyages et grandes découvertes, révolution industrielle et empires coloniaux, mondialisation…).

Les conséquences d’une pandémie non maîtrisée peuvent être très importantes, comme cela a été le cas de la peste noire en Europe et en Asie, où elle a tué en quelques années des dizaines de millions de personnes et a eu un fort impact sur la démographie, ou, plus récemment, avec l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) qui touche sévèrement l’Afrique subsaharienne.

Pandémie

Le terme pandémie apparait en français en 1752 sous le modèle de épidémie (epi « sur » et demos « peuple »). Une « pan-démie » est étymologiquement (sous-entendu) un mal qui s’étend sur l’ensemble (pan-) de la population (demos). Dans son sens général, une pandémie désigne une épidémie qui se développe à l’échelle mondiale, ou sur de vastes zones internationales traversant des frontières, et touchant le plus souvent un grand nombre de personnes.

La notion de pandémie, et les concepts et modèles permettant d’y réagir, porte en premier lieu sur l’émergence de maladies infectieuses fortement contagieuses, et les modalités d’action permettant d’en atténuer la propagation, et les effets sanitaires ou sociaux. La question centrale est alors celle de sa propagation. La transformation d’une épidémie en pandémie est d’autant plus facilitée dans un monde de plus en plus globalisé.

Le terme de « pandémie » est parfois employés pour des maladies non infectieuses. En 1997, après une consultation tenue à Genève (3-5 juin), l’OMS a parlé d’une « épidémie globale » de l’obésité dans le monde. Le terme pandémie peut alors s’appliquer aux addictions, aux maladies cardiovasculaires, à celles liées au grand âge, etc… voire à tout phénomène ou comportement émergent devenant très répandu ou mondialisé. Dans cette acception, la notion de « propagation » est au mieux secondaire (et probablement limitée à une question de structure sociale ou de comportement culturel) ; une pandémie renvoie simplement à la politique permettant de lutter à long terme contre son incidence, ou d’en atténuer les effets sanitaires ou sociaux.

Facteur de propagation :

Le facteur premier dans la propagation d’une épidémie est d’influer sur le nombre de reproduction de base, ou R0, c’est-à-dire le nombre de personnes qui sont en moyenne infectées par contagion par une personne malade, pendant la durée de sa maladie. Ce nombre est fondamental :

  • Si R0 = 1, chaque personne contaminée en contamine tôt ou tard une autre, mais la maladie reste à un niveau constant.
  • Si R0 < 1, le nombre de personnes porteuses diminuera exponentiellement, et l’épidémie finira par s’éteindre, simplement du fait que dans les conditions qu’elle rencontre, elle n’est pas suffisamment contagieuse.
  • Mais inversement, si R0 > 1, le nombre de personnes porteuses augmentera exponentiellement, d’autant plus rapidement que le R0 est grand ; et une croissance exponentielle conduit très rapidement à un nombre de cas dépassant les capacités sanitaires.

Sur un territoire donné, la lutte contre une pandémie abordera trois aspects.

  • En premier lieu, éviter d’importer des cas pathologiques nouveaux, ce qui implique de fermer et filtrer les transferts de cas potentiellement contaminent, en maîtrisant les frontières.
  • Sur le plan médical, détecter et soigner au mieux les victimes de l’infection.
  • Imposer en tant que de besoin des dispositions de distanciation à l’ensemble de la population, y compris d’isolement ou de quarantaine, aux cas suspects.

 

Facteurs pandémiques :

Il existe quatre niveaux de causes différentes et spécifiques menant à une pandémie :

  1. L’émergence d’un nouvel agent pathogène transmissible.
  2. L’émergence d’une nouvelle maladie (manifestations cliniques) causée par ce nouvel agent.
  3. L’origine d’une épidémie.
  4. L’origine d’une pandémie.

Dans le cas de retour d’une maladie infectieuse déjà connue, seuls les niveaux trois et quatre sont concernés.

Le niveau 1 est surtout biologique. Il dépend des caractéristiques de l’agent, et de la capacité à le détecter. L’émergence est rendue visible par l’utilisation de nouvelles techniques (biologie moléculaire, bio-informatique). Par exemple, l’agent du sida n’a pu être conceptualisé que par la connaissance des virus ARN, de nouveaux coronavirus par l’utilisation de la bio-informatique.

Le niveau 2 est biomédical, mettant en œuvre des systèmes de surveillance épidémiologique de maladies ou de syndromes.

Les niveaux 3 et 4 sont, pour l’essentiel, d’ordre environnemental et social. Les facteurs en jeu sont nombreux :

  • changements démographiques des populations humaines : urbanisation, densité des populations, déplacements et migrations.
  • comportements des individus : sexuel, alimentaire, rituels (rassemblements, pèlerinages…), de loisirs (tourisme exotique ou d’aventure), etc.
  • modifications écologiques : catastrophes naturelles, développement industriel, déforestation, construction de barrage, agriculture intensive…
  • commerce intercontinental de marchandises contenant ou transportant des germes ou des vecteurs. Par exemple le commerce des pneus usés (lieu de reproduction de moustiques) est un facteur de propagation d’arboviroses ; de même le commerce, légal ou illégal, d’animaux vivants (bétail, de laboratoire, de nouveaux animaux de compagnie…) présente un risque de diffusion de maladies.
  • insuffisance des systèmes de santé (manque de vaccinations, de prévention et surveillance, d’infrastructure sanitaire…) ou leur mauvaise utilisation (matériel médical non stérile, mésusage d’antibiotiques développant une résistance aux antibiotiques, expérimentations hasardeuses, xénogreffes…).

 

Covid-19 :

La grippe espagnole, de 1918 à 1920, a été l’une des pandémies les plus mortelles de l’histoire de l’Humanité, avec de 20 à 40 millions de morts (80 à 100 millions d’après des réévaluations récentes). Les grippes pandémiques suivantes furent plus modérées : la grippe asiatique en 1957 (2 millions de morts), la grippe de Hong-Kong en 1968 (4 millions de morts), la grippe russe de 1977, et la grippe A(H1N1) de 2009.

Fin 2019, le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 apparaît en Chine, déclenchant une urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier 2020.

Covid-19

Image obtenue le 3 février 2020 auprès des CDC et montrant la morphologie du nouveau coronavirus COVID-19 (Source : Centers for Disease Control and Prevention).

À partir de janvier 2020, le gouvernement chinois met en œuvre des procédures de confinement, et place plusieurs villes puis toute une région en quarantaine, fermant de nombreux sites publics et déployant des moyens sanitaires.

Le 25 février 2020, le nombre de nouveaux cas déclarés quotidiennement hors de Chine est plus élevé que dans ce pays.

Le 11 mars 2020, l’épidémie de Covid-19 est déclarée pandémie par l’OMS, qui demande des mesures de protection essentielles pour prévenir la saturation des services de soins intensifs et renforcer l’hygiène préventive (suppression des contacts physiques, bises et poignées de mains, fin des attroupements et des grandes manifestations ainsi que des déplacements et voyages non indispensables, promotion du lavage des mains, mise en application de quarantaine, etc.). Cette pandémie mondiale provoque des annulations en série de manifestations sportives et culturelles sur toute la planète, la mise en place par de nombreux pays de mesures de confinement pour freiner la formation de nouveaux foyers de contagion, la fermeture des frontières de nombreux pays, et un krach boursier du fait des incertitudes et des craintes qu’elle fait peser sur l’économie mondiale. Elle a aussi des effets en termes d’instabilité sociale et économique et est le prétexte à la diffusion en ligne d’informations erronées ou relevant de la théorie du complot.

Le 21 avril, plus de 2 500 000 cas cumulés sont confirmés dans le monde, dont près de 680 000 personnes guéries et près de 180 000 morts.

Le 11 mai, plus de 4 000 000 cas cumulés sont confirmés dans le monde, dont plus de 1 500 000 personnes guéries et près de 280 000 morts.

Au total ce sont environ 200 pays et territoires qui sont touchés par cette crise sanitaire mondiale, avec des foyers de plus de 50 000 cas confirmés dans les pays suivants : Chine, Italie, États-Unis, Espagne, Allemagne, Iran, France, Russie, Turquie, Royaume-Uni, Brésil, Canada, Pérou, Inde et Belgique.

Suivre l’évolution de la pandémie dans le monde.
Suivre l’évolution de la pandémie sur le territoire fançais.

Lettre d’information d’Archipel des Sciences concernant la pandémie de Covid-19.

Quelques ressources en ligne