Actu

ADS

ADS

Evènements de l’astronomie                   Evènements climatiques                   Evènements géologiques

 

Evènements de l’astronomie

logo_plusVénus et Jupiter ont rendez-vous

Lundi 13 novembre 2017

Les deux planètes les plus brillantes du ciel se frôlent dans le ciel matinal et ce spectacle céleste est aisément visible à l’œil nu, même en ville.

Vénus & Jupiter 12/11/2017

Vénus et Jupiter le 12 novembre 2017 à 5h30 en Guadeloupe.

La mécanique céleste nous régale ces jours-ci de l‘une des plus belles réunions planétaires de l’année. En regardant vers l’horizon est-sud-est près d’une heure avant le lever du Soleil, vous n’aurez aucune difficulté à repérer l’éclat puissant de Vénus. La planète la plus brillante du Système solaire se rapproche jour après jour de la position apparente du Soleil, avec lequel elle sera en conjonction au mois de janvier prochain, mais elle est encore superbe dans le premières lueurs colorées du jour. Vous pouvez la voir aussi bien en pleine nature qu’en milieu urbain, le seul impératif étant de trouver un site offrant une vue bien dégagée vers l’est. Vénus est l’astre ponctuel le plus brillant du ciel, vous ne pouvez donc pas confondre cette planète avec une étoile, ni même avec Jupiter qui est actuellement près de dix fois moins lumineuse. La planète géante du Système solaire était en conjonction avec le Soleil le mois dernier et elle profite de ce rapprochement apparent avec Vénus pour faire son retour sur la scène céleste. Durant les prochaines semaines, l’éclat vénusien va glisser progressivement vers les lueurs les plus éclatantes de l’aube et devenir inobservable, alors que Jupiter va se hisser de plus en plus haut dans le ciel et captiver l’attention des astronomes amateurs. La séparation apparente entre Vénus et Jupiter sera minimale lundi 13 novembre – à peine 16 minutes d’arc en Europe, mais leur proximité va rester superbe durant plusieurs jours, ce qui augmente vos chances d’admirer ce rendez-vous.

Cette conjonction serrée entre les planètes Vénus et Jupiter est visible aisément à l’aube dans l’hémisphère Nord et sous les tropiques. Elle est plus délicate à admirer pour les observateurs installés au-delà de 30° de latitude sud, car ce couple planétaire se lève alors moins de quarante minutes avant le Soleil.

Vénus & Jupiter 13/11/2017

Lundi 13 novembre 2017 à l’aube, une heure avant le lever du Soleil, une lunette ou un télescope avec un grossissement de 30 à 50 fois vous montrera Vénus et Jupiter côte à côte avec les lunes galiléennes dispersées à l’est et à l’ouest du disque jovien.

Si vous possédez des jumelles, vous pouvez les utiliser pour détailler ce rapprochement. En les fixant sur un pied photographique ou en vous appuyant sur un muret pour les stabiliser, vous pourrez sans doute distinguer les quatre lunes galiléennes de Jupiter ; leur disposition est indiquée sur l’illustration ci-dessous. Une lunette ou un télescope avec un grossissement de 30 à 50 fois montrera Vénus et Jupiter dans le même champ et, là, vous n’aurez aucun mal à voir Io, Europe, Ganymède et Callisto. Vénus nous présente actuellement une phase gibbeuse croissante bien avancée, elle ressemble donc à une petite bille. Elle se situe à près de 250 millions de kilomètres de nous et Jupiter est à 960 millions de kilomètres.

logo_plusEclipse solaire partielle

Lundi 21 août 2017

Une éclipse solaire se produira en Guadeloupe lundi 21 août 2017 entre 14h24 et 16h52, le maximum étant prévu à 15h43 avec une obscuration du soleil de 80%.

C’est la 11ème éclipse totale du XXIe siècle, mais le 13ème passage de l’ombre de la Lune sur Terre en ce siècle.

Eclipse soleil 21/08/2017

Voir sur la carte interactive.

Il s’agit de la première éclipse solaire totale aux Etats-Unis depuis 1918. D’une magnitude (1) de 1,0306, l’éclipse totale est visible d’un étroit corridor à travers les États-Unis de l’Oregon, dans l’extrême nord-ouest, en milieu de matinée, jusque sur la Caroline du sud de l’autre côté du pays, dans l’après-midi, traversant au total 14 États en près de deux heures. La plus longue durée de l’éclipse totale est de 2 minutes 40 secondes au nord-ouest de Hopkinsville, Kentucky.

Une éclipse partielle peut être aperçue dans la voie beaucoup plus large de la pénombre de la Lune, comprenant l’Amérique du Nord, la Caraïbe, le nord de l’Amérique du Sud, l’Ouest de Europe et de l’Afrique.

Eclipse soleil 21/08/2017

Le tableau suivant présente le calendrier et les phases de l’éclipse partielle du soleil du 21 Août 2017 en Guadeloupe.

Etape Heure Azimuth Altitude
Début éclipse 14h24 267° 57,0°
Maximum éclipse 15h43 273° 38,0°
Fin éclipse 16h52 277° 21,6°

L’éclipse se déroule lorsque le Soleil descend sur l’horizon. La hauteur du Soleil passera de 57° à 14h24 à 21,6° à 16h52. Au moment du maximum de l’éclipse elle sera de 38°. Privilégiez les côtes Ouest pour ne pas être gênés par les reliefs lors de la descente du Soleil !

Eclipse 21/08/2017

La prochaine éclipse totale de Soleil aura lieu le 17 octobre 2153, mais auparavant nous observerons des éclipses partielles le 14 octobre 2023, le 29 mars 2025, le 26 janvier 2028 puis deux belles éclipses partielles (supérieures à 90%) en 2038, le 05 janvier et le 2 juillet.

Les éclipses totales du Soleil, à cause de leur rareté et du spectacle qu’elles nous offrent, sont d’autant plus passionnantes à observer.

Attention : observer une éclipse solaire n’est pas anodin. Les éclipses de soleil sont extrêmement dangereuses pour les yeux si on les observe sans précaution particulière. De nombreux accidents se produisent, notamment chez les enfants, et lors d’observations collectives, parce que les règles élémentaires de bon sens ne sont pas respectées.
En aucun cas il ne faut observer le Soleil à l’œil nu ou avec des lunettes, jumelles, télescopes non appropriés, même lors d’une éclipse. Il est impératif de se protéger les yeux, durant les différentes phases d’une éclipse. Il faut impérativement utiliser des lunettes spéciales. Celles-ci sont en vente dans les pharmacies et chez les opticiens de la place.
Voir l’article “Les effets sur la santé d’une éclipse solaire” sur le Blog d’Archipel des Sciences.

(1) Les éclipses sont caractérisées par leur “grandeur” ou “magnitude” qui mesure en quelque sorte le taux de pénétration de la Lune sur le disque solaire. Sa valeur est inférieure à 1 si l’éclipse est partielle et égale, voire supérieure à 1 pour une éclipse totale . En Guadeloupe, la magnitude maximale de l’éclipse sera de 0,831 en Basse-Terre et 0,841 en Grande-Terre.

Définition exacte de la grandeur : à un instant donné la grandeur de l’éclipse est l’inverse du rapport du diamètre du Soleil sur la distance du bord du Soleil le plus rapproché du centre de la Lune au bord de la Lune le plus rapproché du centre du Soleil.

On définit également le “degré d’obscuration” : pourcentage de la surface du disque solaire occultée par la Lune. Il est compris entre 0 et 100%. En Guadeloupe le 21 août, le degré maximal d’obscuration sera autour de 80%.

La grandeur est souvent confondue avec le degré d’obscuration.

Pour les chanceux qui se trouveront sur la ligne de totalité, les astres lumineux qui entoureront le Soleil et la Lune seront Régulus de la constellation du Lion, Mercure et Mars.

Ciel Salem 21/08/2017

Simulation à Salem dans l’Oregon aux Etats-Unis le 21 août 2017 (Stellarium)

En savoir plus sur les éclipses de soleil.

logo_plusLes étoiles filantes des Perséides

Août 2017

La période s’étend du 17 juillet au 24 août, et s’intensifie particulièrement du 10 au 14 août. Le maximum pour 2017 est officiellement prévu dans la nuit du 12 au 13 août. Attention, ce soir-là la Lune se lève vers 21h31 (heure de Guadeloupe) et sa lumière assez forte constitue une gêne. Il faut donc profiter au maximum des étoiles filantes en début de soirée puis, une fois la Lune levée, s’abriter autant que possible de sa lumière derrière un bâtiment ou un arbre. L’éclat de la Lune illuminera une grosse partie du ciel si bien que seules les étoiles filantes suffisamment brillantes seront visibles.

Perséides

Selon les années, de 70 à 110 étoiles filantes se produisent par heure au moment du maximum. En théorie, cela fait donc plus d’une étoile filante par minute ! En théorie seulement car, comme certaines sont peu lumineuses, et qu’il n’est pas possible d’observer tout le ciel à la fois, on en rate beaucoup. Heureusement, avec un peu de patience, le spectacle est garanti : il est bien rare qu’en observant attentivement pendant un quart d’heure on n’observe pas au moins une ou deux belles étoiles filantes ! Les plus chanceux peuvent même en voir plusieurs à la fois, ou bien des étoiles filantes particulièrement longues et lumineuses: on parle alors de météore, voire de bolide lorsqu’un gros morceau de roche se consume pendant plusieurs secondes et émet une très vive lumière.

Chaque année, la Terre traverse un nuage de poussières et de cailloux, vestiges de la comète 109P Swift-Tuttle dont l’orbite croise celle de notre planète. Certains de ces débris pénètrent dans l’atmosphère terrestre à grande vitesse (50 km par seconde) et se consument, provoquant de belles traînées lumineuses dans le ciel : les étoiles filantes. Une étoile filante ne dure le plus souvent qu’une fraction de seconde : il faut donc être chanceux pour apercevoir le phénomène par hasard ; mais justement, la période des Perséides offre de belles occasions d’en observer !

Voir la trajectoire des débris de la comète 109P Swift-Tuttle.

logo_plusVénus, l’astre le plus brillant après la Lune et le Soleil

Janvier & février 2017

Vous l’avez sans doute déjà remarquée dans le ciel en vous demandant de quoi il s’agit : Vénus est un véritable phare, qui surpasse de loin l’éclat des étoiles et des autres planètes.

Vénus et la Terre, respectivement la deuxième et la troisième planète en partant du Soleil, sont lancées comme deux bolides sur une immense piste de vitesse et, le 25 mars, Vénus dépassera notre planète à la corde sur cet anneau orbital immatériel. D’ici à la fin mars, la distance qui nous sépare de notre voisine va être plus que divisée par deux pour tomber à seulement 42 millions de kilomètres. Ce rapprochement rapide, près de 1,1 million de kilomètres par jour en ce moment, a une conséquence immédiatement visible : l’éclat de Vénus augmente spectaculairement dans notre ciel. Observable le soir après le coucher du Soleil sur la Terre entière – à l’exception des régions polaires australes où notre étoile ne se couche pas actuellement –, le point vénusien en devient presque éblouissant. Vous n’avez besoin d’aucun instrument, ni jumelles, ni télescope, seuls vos yeux et votre curiosité sont nécessaires.

Vénus 20/02/2017

L’éclat de Vénus va encore croître de près de 20 % avant d’atteindre son maximum vers le 20 février. Pour les spécialistes, sa magnitude sera alors proche de – 4,7, soit un éclat vingt fois plus puissant que celui de Sirius, l’étoile la plus brillante de la sphère céleste. Après ce maximum, l’éclat de Vénus commencera à décroître, malgré le rapprochement régulier de cette planète, car nous observerons un croissant vénusien de plus en plus mince. L’aspect de Vénus est en effet variable en fonction de sa position apparente par rapport au Soleil et de la portion de sa face éclairée que nous pouvons voir depuis la Terre ; comme la Lune ou Mercure, Vénus a des phases, des quartiers, des croissants et une pleine ou une nouvelle Vénus.

Phases de Vénus

Fin janvier, nous sommes juste après le dernier quartier de Vénus et un croissant de plus en plus mince va se former durant les prochaines semaines. Les phases du disque vénusien ne sont pas visibles sans instrument, seule la différence d’éclat de la planète est perceptible à l’œil nu. Il faut une petite lunette ou un télescope et un grossissement d’une cinquantaine de fois pour distinguer le dernier quartier de Vénus, mais, en mars, des jumelles seront suffisantes pour suivre l’amincissement du croissant.

Lire notre article sur le blog.

logo_plusEclipse lunaire pénombrale

Vendredi 10 février 2017

Une éclipse lunaire se produira en Guadeloupe Vendredi 10 février 2017 entre 18h34 et 22h53. Le maximum de l’éclipse aura lieu à 20:44 quand la Lune atteint un altitude de 37°.

Cette éclipse, la dernière éclipse lunaire de l’année, est une éclipse pénombrale profonde avec une magnitude de 0,9884. Elle devrait être aisément visible à l’œil nu et affectera la moitié sud de la Lune. L’entrée dans la pénombre intervient à 22h34 UTC (18h34 heure de Guadeloupe). Le maximum de l’éclipse se produit à 0h44 UTC le 11 février (20h44 le 10 février heure de Guadeloupe). La Lune quitte entièrement la zone de pénombre à 2h53 UTC le 11 février (22h53 le 10 février heure de Guadeloupe).

Eclipse Lune 11/02/2017

Ce spectacle est visible de tous les points de la Terre où la Lune est présente dans le ciel au moment de l’éclipse.

Eclipse Lune 11/02/2017

  • V : la région de visibilité
  • I: la région d’invisibilité
  • P1 : la limite de la région où l’on observe l’entrée dans la pénombre
  • P2 : la limite de la région où l’on observe la sortie de la pénombre

Les observateurs d’Amérique du Sud et de l’est du Canada verront l’événement dans son intégralité tandis que pour le reste du Canada et les Etats-Unis, l’éclipse sera déjà commencée au lever de la Lune. Les observateurs d’Europe et d’Afrique assisteront également à l’intégralité du spectacle, alors que ceux de l’est de l’Asie manqueront la fin du spectacle en raison du coucher de la Lune.

Cette éclipse lunaire sera entièrement visible de la Guadeloupe.

logo_plusComète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova

Hiver 2016/2017

Nul besoin d’un instrument très puissant pour observer la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova visible en fin d’année 2016, une heure après le coucher du Soleil. Une grosse paire de jumelles peut suffire. Si on vous a offert une lunette ou un télescope, c’est encore mieux pour admirer cet astre chevelu qui frôle la Terre le 11 février 2017.

Fin décembre 2016, une petite comète est visible dans le ciel d’hiver au moyen d’une paire de jumelles de 50 mm d’ouverture au minimum. Si vous en avez une sous la main, vous pouvrez distinguer une tache lumineuse, non loin de Vénus, beaucoup plus brillante. Mieux, si vous avez reçu en cadeau pour Noël un télescope ou une lunette, vous pouvez vous amuser à la traquer et l’admirer, au-dessus de l’horizon sud-ouest, une heure seulement après le coucher du Soleil.

Découverte le 3 décembre 1948, son nom est 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova. Pour les astronomes amateurs, cette comète de la famille de Jupiter (la même que Tchouri, escortée par Rosetta durant deux ans) n’est pas une inconnue. En effet, bien qu’assez petit – sa taille est estimée à environ 900 mètres -, l’astre qui empreinte une orbite qui l’oblige à revenir dans les parages de la Terre tous les 5,25 ans, peut atteindre une magnitude 6 et devenir quasiment visible à l’œil nu. Comme la dernière fois qu’elle s’est approchée, en 2011, en particulier autour du 15 août, à la faveur d’un passage à quelque neuf millions de kilomètres (0,06 UA, unité astronomique) de notre planète.

45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova 31/12/2016

Fin décembre 2016, la comète pérégrine à travers la constellation du Capricorne. Il n’est pas besoin de veiller tard pour la voir. Une heure après le coucher du Soleil, quelques degrés en dessous de Vénus (voir carte ci-dessus). Le 31 décembre 2016, elle atteint sa plus petite distance avec notre étoile. Un fin croissant lunaire est visible à ses côtés. Dans un instrument, elle apparaît comme un petit point lumineux enrobé de brumes (sa chevelure).

Jusqu’à la mi-janvier 2017, il est possible de l’apercevoir le soir. Puis, après une occultation d’environ deux semaines, 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova redevient visible progressivement, mais en fin de nuit, aux premières lueurs de l’aube. C’est à ce moment-là, surtout vers le 11 février, car sa distance avec la Terre est la plus courte – cette année, elle n’est que 12 millions de kilomètres (0,09 UA) – que la comète atteint sa luminosité maximale.

45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova 11/02/2017

logo_plusSuper Lune

Lundi 14 novembre 2016

Le 14 novembre la pleine Lune sera à son périgée, soit au plus près de la Terre. Si le temps le permet, les amateurs pourront admirer l’une des plus impressionnantes apparitions lunaires du siècle.

La Lune décrit une orbite elliptique autour de la Terre. De ce fait, elle est plus ou moins éloignée de notre planète. Le 14 novembre, elle sera plus près de notre planète qu’elle ne l’a jamais été depuis janvier 1948. Et qu’elle ne le sera d’ici le 25 novembre 2034. Cette “super-Lune” fera apparaître notre satellite naturel plus lumineux et plus grand qu’à l’habitude.

Super Lune

Le phénomène s’explique par une illusion optique : notre satellite naturel semble plus grand de 14% par rapport à sa taille habituelle et aussi 30% plus brillant. A ce moment, l’astre se trouve à son périgée, autrement dit à son point d’orbite le plus proche de la Terre, soit environ 50.000 kilomètres plus près de nous à son apogée.

Orbite Lune

Mais ce n’est pas tout. Pour donner une super-Lune il faut aussi que la Terre, la Lune et le Soleil soient alignés tandis que la Lune, orbitant autour de la Terre se trouve du côté opposé de la Terre par rapport au Soleil. Un phénomène que l’on nomme syzygie. C’est à ces deux conditions, périgée et syzygie que l’on obtient une super-Lune. La “super-Lune de sang”, variante spectaculaire par la teinte rouge-orangé que prend notre satellite se produit, quant à elle, lorsque se combine une éclipse totale de Lune.

logo_plusLes étoiles filantes des Perséides

Août 2016

Guettez les étoiles filantes de l’essaim des Perséides lors des nuits du jeudi 11 au vendredi 12 et du vendredi 12 au samedi 13 août. Éloignez-vous des lumières urbaines et profitez du spectacle à l’œil nu sur une chaise longue ou une couverture. Les étoiles filantes les plus éclatantes – les bolides – peuvent fuser très loin de Persée et afficher des colorations verdâtres et rougeâtres spectaculaires parfaitement visibles à l’œil nu.

Bolide Alma

Bolide qui éclaire la voûte céleste au-dessus des paraboles géantes du radiotélescope européen ALMA au Chili (Source : ESO).

Les observateurs de la 26e édition des Nuits des étoiles (les 5, 6 et 7 août) admireront déjà certainement quelques étoiles filantes, car notre planète approche de la zone poussiéreuse qui donne chaque été naissance aux belles flèches lumineuses de l’essaim des Perséides. Le pic d’activité de cet essaim se produit entre le 11 et le 13 août, c’est donc lors des nuits du jeudi 11 au vendredi 12 et du vendredi 12 au samedi 13 août que vous aurez le plus de chance de compter les étoiles filantes par dizaines. L’éclat lunaire sera un peu envahissant dans la soirée, mais notre satellite disparaîtra en milieu de nuit et laissera le champ libre aux chasseurs de vœux ! Les étoiles filantes de cet essaim sont généralement courtes et pas très lumineuses et elles apparaissent autour de la constellation de Persée qui domine l’horizon nord-est en milieu de nuit. Heureusement, chaque été, des observateurs signalent également quelques magnifiques bolides – des étoiles filantes aussi brillantes que Vénus – qui traversent la voûte céleste en laissant de spectaculaires traînées lumineuses derrière elles. Cela vaut donc la peine de passer avec vos proches quelques heures agréables à la belle étoile.

logo_plusSaturne en opposition

Vendredi 3 juin 2016

Le 3 juin la planète Saturne passe à l’opposition, sa plus courte distance à la Terre. C’est le moment de l’observer dans la constellation d’Ophiuchus.

Les planètes nous gâtent en cette première moitié de l’année : après l’opposition de Jupiter le 8 mars et celle de la Planète rouge le 22 mai, c’est au tour de Saturne de prendre place à l’opposé du Soleil par rapport à la Terre. La planète aux anneaux passe à l’opposition le 3 juin à une distance légèrement supérieure à 9 Unités Astronomiques (l’U.A. vaut 150 millions de km, la distance Terre-Soleil).

Saturne 03/06/2016

Saturne le 3 juin 2016

Bien que les anneaux de Saturne commencent à apparaître dans une simple paire de jumelles (ils approchent les 275.000 km de diamètre), le mieux pour les admirer est de se munir d’une petite lunette astronomique grossissant une cinquantaine de fois.

Depuis le mois de septembre 2009, date du dernier passage de la Terre dans le plan des anneaux, nous observons l’hémisphère nord de Saturne avec à son pôle une étonnante structure hexagonale. Dans les prochaines années nous verrons diminuer l’inclinaison des anneaux jusqu’au prochain passage de la Terre dans leur plan en mars 2025 ; ensuite Saturne nous présentera son hémisphère sud pendant les 16 années suivantes.

Vous pourrez repérer Saturne (magnitude 0) tout au long du mois de juin légèrement au-dessus de l’étoile Antarès (constellation du Scorpion) et la nuit du 18 au 19 juin une Lune fortement gibbeuse viendra tenir compagnie à la plus belle des planètes.

logo_plusOpposition de Mars

Dimanche 22 mai 2016

Le 22 Mai 2016, la planète Mars se trouve une nouvelle fois alignée avec le Soleil et la Terre. C’est l’opposition, moment où la différence de longitude géocentrique entre Mars et le Soleil est de 180 degrés.

Mars

Cet événement ne se produit que tous les 26 mois environ (780 jours en moyenne). Pendant cette période, Mars est visible une grande partie de la nuit, et passe à sa plus courte distance de la Terre. En conséquence, son diamètre apparent est maximal. C’est donc la période la plus favorable pour l’observer.

Mais les oppositions n’ont pas toujours lieu à la même distance du Soleil. En raison de l’excentricité de l’orbite de Mars, la distance entre les deux planètes peut varier considérablement d’année en année selon la position de Mars sur son orbite. Lors de son passage à l’aphélie (au plus loin du Soleil), la planète se trouve à environ 249 millions de kilomètres du Soleil et se rapproche de l’astre du jour à 207 millions de kilomètres lorsqu’elle passe au périhélie (au plus près du Soleil).

Opposition Mars 22/05/2016

Les orbites de la Terre et de Mars à l’échelle avec les positions des deux planètes le 22 mai 2016.

Mars s’aligne avec le Soleil et la Terre le 22 Mai 2016 et ce mois d’opposition est l’occasion d’observer une nouvelle fois la planète rouge toute la nuit à son minimum de distance avec la Terre. Mars est à 76,21 millions de kilomètres de la Terre le 22, jour de l’opposition, et à 75,28 millions de kilomètres au plus près de la Terre le 30. Avec un diamètre apparent de 18,6 secondes d’arc, le disque martien ne nous était pas apparu aussi grand depuis l’opposition de Novembre 2005. Avec une magnitude visuelle de -2.0, l’éclat de la planète rouge est impressionnant dans le ciel noir et rivalise avec celui de Jupiter (magV de -2.1) qui s’affiche dans le Lion. Saturne, à l’approche de son opposition qui se produit début Juin (le 3), est visible à une magnitude de 0 à seulement quelques degrés du brillant disque martien.

Toutefois, les conditions d’observation ne sont pas trop idéales pour les observateurs européens puisque Mars est installée dans les pinces du Scorpion, qui, sous les latitudes moyennes de l’hémisphère Nord, ne s’élèvent guère au-dessus de l’horizon. Aussi, Mars franchit le méridien à seulement environ 20 degrés de hauteur. Par conséquent, la planète rouge passe une grande partie de la nuit dans les zones de pollution et de turbulence de l’atmosphère, et seules les nuits printanières les plus stables permettront d’observer la planète dans de meilleures conditions.

En revanche, les conditions d’observation sont parfaites sous les tropiques.

logo_plusTransit de Mercure

Lundi 9 mai 2016

Il s’agit sans doute de l’événement astronomique de l’année, de par sa rareté. En effet, les passages de la planète Mercure devant le Soleil sont plus rares que les éclipses solaires puisque les derniers se sont produits en mai 2003 et novembre 2006 !

De plus, le transit du 9 mai 2016 sera historique en ce XXIème siècle car Mercure traversera le disque solaire quasiment diamétralement, c’est-à-dire que le phénomène durera plus de 7 heures ! Une telle durée n’avait pas été atteinte depuis 1973 !

Mercure, première voisine du Soleil, est une planète de taille légèrement supérieure à celle de la lune orbitant à une distance de 57.9 millions de kilomètres du Soleil (soit 2.5 fois plus près du soleil que n’est la Terre).

Elle possède trois caractéristiques atypiques :

  • Une forte excentricité de son orbite fait varier sa distance au Soleil de manière importante (son orbite n’a pas la forme d’un cercle mais d’une ellipse).
  • Parce qu’elle n’a pas d’atmosphère, Mercure subit de fortes varations de température. Ainsi la température de surface peut atteint les 452°C en pleine exposition solaire, alors qu’à l’ombre des cratères polaires, elle chute à -152°C ! C’est la plus forte variation de température connue sur une planète du système solaire.
  • Avec une période de révolution autour du Soleil 87,97 jours et une période de rotation de 58,65 jours, Mercure effectue seulement deux rotations sur elle-même après avoir fait 3 fois le tour du soleil.

Mercure

Sa faible distance au Soleil rend Mercure assez difficile à observer puisqu’elle sera toujours visible très bas sur l’horizon, soit moins d’une heure avant ou après le coucher du Soleil. Même si sa toute petite taille depuis la Terre (allant de 12″,9 à 4″5) la rend minuscule, elle reste toute fois assez brillante et peut atteindre une magnitude maximale de -1.9, c’est-à-dire nettement visible à l’œil-nu.

On parle de transit planétaire lorsqu’une planète passe devant le Soleil, c’est-à-dire lorsque la Terre, la planète en question et le Soleil sont alignés dans cet ordre. Depuis la Terre, il est nécessaire que ces planètes aient une orbite plus petite que celle de la Terre afin qu’elles passent devant le Soleil. Un transit planétaire se réduit donc aux planètes intérieures que sont Mercure et Vénus.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les planètes n’orbitent pas toutes autour du Soleil dans un même plan. Certaines présentent des angles importants par rapport à l’écliptique (plan de l’orbite Terrestre) et évoluent donc dans l’espace (espace au sens des trois dimensions).
Etant donné des distances astronomiques que séparent les planètes les unes des autres, on constate que finalement, il y a très peu de points de recoupement (intersection) où la Terre, Mercure (ou Vénus) et le Soleil se trouvent alignés.

C’est pourquoi un transit planétaire est extrêmement rare à l’échelle d’une vie humaine.

Transit Mercure 08/11/2006Transit Mercure 08/11/2006Transit Mercure 08/11/2006Transit Mercure 08/11/2006Transit Mercure 08/11/2006
Transit de Mercure du 8 novembre 2006 vu de Guadeloupe (Photos : Y. Bercion)

Bien qu’un transit planétaire devant le Soleil ne soit pas aussi spectaculaire qu’une éclipse, son charme s’explique par sa rareté. Attardons-nous sur les deux transits possibles pour des observateurs Terriens : celui de Mercure et celui de Vénus. Il faut savoir qu’en moyenne, Mercure effectue 13 transits solaires alors que Vénus n’en effectue qu’un seul (échelle de 100 ans). La dernière fois que Vénus est passé devant le Soleil, c’était en 2012 et il faudra attendre …. 2117 !

Observation du Soleil oblige, il est absolument indispensable de se munir d’une protection adéquate à l’observation solaire. Ne jamais observer le Soleil à l’œil nu ou au travers de n’importe quel autre instrument optique sans vous être assuré qu’il est équipé de protection/filtre aux normes.

L’avantage avec un tel phénomène astronomique est sa visibilité en tout point de la Terre éclairé par le Soleil.

Transit Mercure 09/05/2016

En Guadeloupe, le transit débutera à 7 h 05 et se terminera à 14 h 35. Mercure se trouvera au plus près du centre du Soleil à 10 h 40. La durée totale du transit sera donc de 7h30, ce qui en fait le plus long transit de Mercure du siècle !

De nombreuses vidéos du transit de Mercure sont disponibles sur le site de la NASA.

logo_plusLe Soleil au zénith en Guadeloupe

Entre le 3 et le 6 mai 2016

Le zénith est le point sur la verticale au-dessus de notre tête tandis que le nadir est le point sur la verticale situé sous nos pieds. En coordonnées horizontales, l’axe zénith-nadir est perpendiculaire au plan de l’horizon céleste, tandis que le zénith et le nadir sont les pôles du grand cercle de l’horizon. Le méridien céleste du lieu passe par ces pôles que sont le zénith et le nadir.

Le zénith ne devrait pas être confondu avec le point le plus élevé de la trajectoire d’un astre dans le ciel (par exemple le Soleil), appelé point de culmination, car le Soleil ne passe au zénith que les jours où sa déclinaison est égale à la latitude du lieu, soit deux fois par an entre les tropiques et une fois par an sur les tropiques. En dehors de la zone intertropicale, le soleil ne passe jamais au zénith !

Tropiques
>
Solstice été

Le Soleil passera au zénith en Guadeloupe entre le 3 mai vers midi et le 6 mai vers midi.

Soleil zenith Guadeloupe mai 2016

Le Soleil passera au zénith le 11 mai vers midi à Saint-Barthélémy et le 12 mai vers midi à Saint-Martin.

Soleil zénith St Barth & St Martin mai 2016

Plus d’info sur le blog Sous le Soleil, exactement !

logo_plusOpposition de Jupiter

Mardi 8 mars 2016

Le 8 mars c’est la Journée internationale des femmes mais c’est aussi l’opposition de Jupiter, la meilleure période pour admirer la planète géante.

Le 8 mars 2016 Jupiter est à l’opposition (alignement Soleil-Terre-Jupiter) à 664 millions de km de nous, soit un diamètre apparent de 44,4 sec d’arc et une magnitude de -2,5. En 2015 l’opposition s’était produite le 6 février (distance de 650,1 millions de km, diamètre apparent 45,4″ et magnitude -2,6). En 2017 l’opposition aura lieu le 7 avril (distance 666,3 millions de km, diamètre apparent 44,3″ et magnitude -2,5).

Jupiter 08/03/2016

Jupiter le 8 mars 2016

La planète gazeuse géante est très suivie par les astronomes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, et ce pour deux raisons : d’une part son diamètre apparent est le plus important de toutes les planètes du Système solaire et d’autre part il y a toujours quelque chose à admirer à sa surface (bandes gazeuses et passage de la Grande Tache Rouge comme sur l’image ci-dessus) ou autour (ballet des 4 principaux satellites qui sont Io, Europe, Ganymède et Callisto).

Une paire de jumelles stabilisée sur un pied photo (ou maintenue en appui sur un manche à balai coincé entre les genoux de l’observateur assis) permet de repérer les 4 satellites galiléens (ils ont été découverts en 1610 par Galilée).

Pour découvrir la surface de la planète il faut disposer d’une lunette astronomique ou d’un télescope bien réglés, mais l’instrument ne fait pas tout : il faut également bénéficier d’un site d’observation sans trop de turbulence atmosphérique et d’un entraînement régulier de la part de l’observateur de façon à distinguer les nuances entre les bandes gazeuses, toujours moins contrastées visuellement que sur les photographies.

logo_plusMercure, Venus, Mars, Jupiter et Saturne s’alignent dans le ciel !

Janvier & février 2016

Avec l’arrivée de Mercure dans le ciel de l’aube, nous allons pouvoir balayer du regard durant une quinzaine de jours toutes les planètes du Système solaire visibles à l’œil nu : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Je les donne ici dans leur ordre naturel d’éloignement au Soleil, mais si vous admirez la scène qui se déploie au-dessus de l’horizon sud-est à sud-ouest, vous les verrez dans cet ordre : Mercure, Vénus, Saturne, Mars et Jupiter. Ces cinq planètes sont visibles jusqu’à près de 58° de latitude nord et sud. Cet alignement planétaire matinal n’est qu’apparent. Dans la réalité, ces planètes sont largement dispersées dans l’espace, mais leur disposition par rapport à notre observatoire terrestre engendre ce défilé sur la voûte céleste matinale.

Plan écliptique 25/01/2016

Le 25 janvier 2016, Mercure est à 114 millions de kilomètres de la Terre, Vénus à 196 millions, Saturne à 1 590 millions, Mars à 216 millions et Jupiter à 706 millions.

Il n’est pas rare de suivre le rapprochement de deux ou trois planètes, mais un regroupement impliquant ces cinq planètes est bien moins fréquent. Chacune tourne autour du Soleil à un rythme différent : 88 et 225 jours pour Mercure et Vénus, 1,9, 11,9 et 29,5 années pour Mars, Jupiter et Saturne. Si l’on combine ces périodes de révolution avec le mouvement de la Terre sur son orbite, on comprend pourquoi réunir ces cinq planètes dans un secteur relativement restreint du ciel n’est pas si courant. Le dernier regroupement en date s’était déroulé de décembre 2004 à janvier 2005 lorsque ces astres s’étaient affichés dans leur ordre naturel. Ils étaient alors dispersés sur près de 135° et la fenêtre qui s’ouvre en cette fin janvier est donc un peu plus favorable puisque Mercure et Jupiter sont à près de 112° d’écart sur la voûte céleste le 25 janvier.

Alignement planètes 22/01/2016

Alignement de Jupiter, Mars, Saturne, Vénus et Mercure dans le ciel guadeloupéen le 22 janvier 2016.

Vénus et Jupiter sont tellement brillantes qu’il suffit de lever les yeux vers le ciel pour les repérer sans peine : Vénus est la plus éclatante et elle est superbe depuis de nombreuses semaines au-dessus de l’horizon sud-est. Jupiter est un peu moins lumineuse, mais le ciel plus sombre qui l’entoure la met en évidence comme un diamant dans un écrin de velours. Saturne et Mars sont plus modestes, mais tout de même plus brillantes que toutes les étoiles visibles dans la même région du ciel ; seule Antarès du Scorpion, située non loin de Saturne, tente de rivaliser dans le petit matin hivernal.

Lire notre article “Cinq planètes vont s’aligner dans le ciel de janvier pour la première fois depuis 10 ans” sur notre blog.

logo_plusLes étoiles filantes des Géminides

Décembre 2015

Les Géminides sont moins connues que les Perséides du mois d’août, mais il s’agit d’un bel essaim qui offre une remarquable régularité. Chaque année, la Terre traverse un nuage de poussières et de cailloux, probablement des débris de l’astéroïde nommé 3200 Phaethon. Certains de ces débris pénètrent dans l’atmosphère terrestre à grande vitesse et se consument, provoquant de belles traînées lumineuses dans le ciel : les étoiles filantes.

Une étoile filante ne dure le plus souvent qu’une fraction de seconde : il faut donc être chanceux pour apercevoir le phénomène par hasard; mais justement, le jour du maximum des Géminides offre de belles occasions d’en observer ! De plus, les étoiles filantes des Géminides sont un peu moins rapides que d’autres (comme les Perséïdes) et se laissent donc plus facilement capturer par le regard.

Géménides

Une étoile filante des Géminides.

La période de visibilité s’étend officiellement du 4 au 17 décembre selon l’International Meteor Organization (IMO). Mais le spectacle est surtout à observer dans la nuit du maximum d’intensité, le 14 décembre. La période de pic d’intensité dure environ 24 h, mais il est intéressant de noter que les observateurs européens seront privilégiés, avec un maximum prévu à 18h Temps Universel soit, pour la France métropolitaine et une grande partie de l’Europe, 19h heure légale. A cette heure-là, la nuit est déjà bien installée et on n’a pas besoin de se priver de sommeil ! En plus, la Lune sera très discrète, avec un mince croissant au-dessus de l’horizon Ouest qui ne gênera pas les observations: un ciel noir est en effet préférable pour voir le maximum d’étoiles filantes, même si un ciel légèrement pollué de lumière (ciel péri-urbain) n’empêche pas de profiter d’une partie du spectacle.

Phaeton orbite

Orbite de Phathon

Cette année, l’IMO prévoit un pic à 120 étoiles filantes par heure au moment du maximum. En théorie, cela fait donc 2 étoile filantes par minute ! En théorie seulement car, comme certaines sont peu lumineuses, et qu’il n’est pas possible d’observer tout le ciel à la fois, on en rate beaucoup. Heureusement, avec un peu de patience, le spectacle est garanti: il est bien rare qu’en observant attentivement pendant un quart d’heure on n’observe pas plusieurs belles étoiles filantes ! Les plus chanceux peuvent même en voir plusieurs à la fois, ou bien des étoiles filantes particulièrement longues et lumineuses: on parle alors de météore, voire de bolide lorsqu’un gros morceau de roche se consume pendant plusieurs secondes et émet une très vive lumière.

Il suffit de s’installer confortablement en un lieu bien dégagé et préservé des lumières parasites (lampadaires…). Le mieux est de s’installer sur un transat, pour observer une grande portion de ciel. Les étoiles filantes semblent plus ou moins provenir de la constellation des Gémeaux, d’où le nom de Géminides. Cette constellation sera visible au-dessus de l’horizon nord-est à partir de 20h. Mais en pratique, la direction ou porter son regard n’est pas très importante: des étoiles filantes peuvent être vues un peu partout, l’important est d’observer le plus de ciel possible.

logo_plusUn magnifique ballet planétaire

Octobre 2015

Profitez de la moindre éclaircie pour admirer jusqu’à la fin du mois la danse des planètes Vénus, Mars et Jupiter dans le ciel en seconde partie de nuit. Cela se passe loin au-dessus de l’horizon est et c’est facile à voir à l’œil nu.

Durant plus d’une semaine, les planètes Mars, Jupiter et Vénus seront regroupées dans un cercle de moins de 5 degrés de diamètre, ce qui correspond à peu près à la hauteur de votre pouce lorsque vous tendez votre bras vers le ciel. Cela correspond également au champ de la plupart des jumelles et, si vous en possédez une paire, je vous engage à contempler ce ballet aussi souvent que la météo vous le permettra. Ces trois planètes sont visibles à l’œil nu à l’est en seconde partie de nuit.

Vénus, Mars et Jupiter 29/10/2015 4h30

Vénus, Mars et Jupiter jeudi 29 octobre à 4h30 (heure de Guadeloupe).

Vénus, mars et Jupiter 29/10/2015 4h30

Vénus, Mars et Jupiter jeudi 29 octobre à 4h30 (heure de Guadeloupe).

Bien évidemment, ce rapprochement planétaire n’est qu’apparent. Vénus, Mars et Jupiter ne sont pas du tout à la même distance de la Terre : Vénus est la plus proche de nous actuellement, à 100 millions de kilomètres ; Mars est à 340 millions de kilomètres et Jupiter à 900 millions de kilomètres. Seule la dimension importante de Jupiter – c’est la plus grosse planète du Système solaire avec plus de 142 000 kilomètres de diamètre – lui permet de briller plus vivement que la planète Mars (6 792 km de diamètre). En ce moment, Vénus est 11 fois plus brillante que Jupiter, qui est 25 fois plus brillante que Mars. Sur le schéma suivant, vous pouvez voir une représentation à l’échelle (de dessus et en perspective) des orbites des planètes Mercure à Jupiter – les disques des planètes et du Soleil ne sont bien sûr pas à l’échelle – qui montre pourquoi nous observons un tel rapprochement apparent entre Mars, Vénus et Jupiter.

Orbites Vénus, Mars et Jupiter

Orbites et positions des planètes Mercure, Vénus, Terre, Mars et Jupiter le 22 octobre 2015.

logo_plusEclipse totale de Lune

27/28 septembre 2015

Une éclipse totale de Lune se produira la nuit du 27 au 28 septembre 2015. Elle sera visible de la Guadeloupe.
Elle débutera le 27 à 20h12 et se terminera le 28 à 1h22.

Eclpse totale de Lune du 27/28 septembre 2015

  • V : la région de visibilité,
  • I: la région d’invisibilité,
  • P1 : la limite de la région où l’on observe l’entrée dans la pénombre,
  • O1 : la limite de la région où l’on observe l’entrée dans l’ombre,
  • T1 : la limite de la région où l’on observe l’entrée dans la totalité,
  • T2 : la limite de la région où l’on observe la fin de la totalité,
  • O2 : la limite de la région où l’on observe la sortie de l’ombre,
  • P2 : la limite de la région où l’on observe la sortie de la pénombre.

Déroulement de l'éclipse de Lune du 27/28 septembre 2015

Plus d’informations.

logo_plusLe Soleil au zénith en Guadeloupe

Entre le 7 et le 9 août 2015

Le zénith est le point sur la verticale au-dessus de notre tête tandis que le nadir est le point sur la verticale situé sous nos pieds. En coordonnées horizontales, l’axe zénith-nadir est perpendiculaire au plan de l’horizon céleste, tandis que le zénith et le nadir sont les pôles du grand cercle de l’horizon. Le méridien céleste du lieu passe par ces pôles que sont le zénith et le nadir.

Le zénith ne devrait pas être confondu avec le point le plus élevé de la trajectoire d’un astre dans le ciel (par exemple le Soleil), appelé point de culmination, car le Soleil ne passe au zénith que les jours où sa déclinaison est égale à la latitude du lieu, soit deux fois par an entre les tropiques et une fois par an sur les tropiques. En dehors de la zone intertropicale, le soleil ne passe jamais au zénith !

Le Soleil passera au zénith en Guadeloupe entre le 7 août vers midi et le 9 août vers midi.

Soleil au zénith août 2015

Plus d’info sur le blog Sous le Soleil, exactement !

logo_plusJupiter et Vénus en conjonction dans le ciel du soir

Juin 2015

Le vendredi 12 juin à la fin du crépuscule, deux heures après le coucher du Soleil, elles ne sont qu’à une dizaine de degrés d’écart, soit la largeur de votre poing bras tendu. Vénus est dans la constellation du Cancer, juste à côté de l’amas ouvert Messier 44, que l’on surnomme l’amas de la Crèche ou la Ruche. Les deux planètes sont comme deux abeilles brillantes à proximité de cette petite ruche. La plus lumineuse, Vénus, volette à moins de 1 degré du centre du célèbre amas ouvert du Cancer, alors que Jupiter en est éloignée de près de 10 degrés. La nuit tarde à venir à l’approche du solstice et Vénus n’est qu’à une dizaine de degrés de hauteur au-dessus de l’horizon ouest-nord-ouest. Dans une atmosphère limpide, il faut utiliser des jumelles ou une petite lunette pour parvenir à distinguer les étoiles les plus éclatantes de cette agglomération stellaire, juste à gauche de la planète.

Jupiter & Vénus 12/06/2015

Du vendredi 19 au dimanche 21 juin au crépuscule, une heure et demie après le départ du Soleil, la Lune adresse un salut à Vénus et à Jupiter. Elle ne s’approche guère, 8 degrés de Vénus le 19 et 5 degrés de Jupiter le 20, mais son arrivée nous signale l’imminence de la rencontre extrêmement serrée entre les deux planètes que nous attendons depuis des semaines. De plus, au fil des longs crépuscules solsticiaux, l’intensité de la lumière cendrée et l’éclat puissant des planètes donnent une présence exceptionnelle à ce spectacle naturel. Le vendredi 19, le mince croissant lunaire est très bas sur l’horizon ouest-nord-ouest et il peut aisément se cacher derrière un relief ou un bâtiment. Les soirs suivants, Séléné prend de la hauteur et son repérage ne devrait vous poser aucun problème. Le samedi 20, Vénus, Jupiter et la Lune dessinent un vaste triangle isocèle et, le dimanche 21, ces trois astres sont pratiquement alignés, avec un écart de 18 degrés entre Vénus et notre satellite. À partir de cette fin de semaine, Vénus et Jupiter sont visibles dans le même champ de jumelles : suivez leur rapprochement soir après soir !

Jupiter, Vénus & Lune 19 à 21/06/2015

Entre le lundi 22 et le mardi 30 juin, la distance apparente entre Vénus et Jupiter est pratiquement divisée par 10. Nous arrivons au terme d’une chevauchée de plusieurs semaines durant laquelle les deux astres ponctuels les plus brillants du ciel se sont rapprochés dans le ciel du soir. Même si elles se reproduisent régulièrement, les conjonctions entre Vénus et Jupiter ne sont pas toujours aussi serrées ; cela dépend essentiellement de la position de Vénus par rapport à l’écliptique, une ligne dont la deuxième planète du Système solaire peut s’écarter de plusieurs degrés. En outre, Vénus et Jupiter ne sont pas tout le temps aussi bien placées que cette fois-ci pour les observateurs des latitudes moyennes de l’hémisphère Nord. Cette rencontre doit donc retenir votre attention et il faut profiter de la moindre ouverture météorologique pour admirer son dernier acte. Durant toute la fin du mois, une heure et demie après le coucher du Soleil, un écrin crépusculaire ourlé de feu met superbement en valeur le double joyau planétaire ; il chatoie à près de 10 degrés de hauteur au-dessus de l’horizon ouest-nord-ouest. Le lundi 22 juin, l’écart entre Vénus et Jupiter est de 4,8 degrés. Le mardi 30, il est légèrement inférieur à 0,4 degré, soit moins que le diamètre de la Pleine Lune. Ce soir-là, vous pouvez prendre des jumelles pour détailler la scène et distinguer les petits points des quatre principales lunes de Jupiter : Ganymède d’un côté, Io, Europe et Callisto alignées de l’autre. Dans une lunette, avec un grossissement de 30 à 40 fois, vous distinguerez également la phase de Vénus qui nous présente un croissant de 34 % en fin de mois.

Conjonction Jupiter Vénus 06/2015

Voir l’article sur le Blog Archipel des Sciences.

logo_plusSaturne a rendez-vous avec la Lune

1er juin 2015

Le lundi 1er juin 2015 au crépuscule, moins d’une heure après le départ du Soleil, cherchez le petit point de la planète Saturne à moins d’un degré du limbe lunaire. Séléné sera toute ronde dans quelques heures à peine et son disque est éblouissant au-dessus de l’horizon sud-est.

Satrune & Lune 01/06/2015

Si l’atmosphère est chargée d’humidité, la diffusion de l’éclat lunaire peut rendre le repérage de Saturne un peu délicat à l’œil nu. Dans ce cas, essayez de cacher la Lune derrière un doigt ou, mieux, derrière une branche, un poteau ou le bord d’un toit, pour distinguer la planète.

Les deux astres cheminent côte à côte tout au long de la nuit. À l’aube, ils surplombent l’horizon sud-ouest. Leur écart apparent est alors de plus de 3 degrés, soit près de 3 fois plus qu’en début de nuit.

Si vous pouvez utiliser une lunette ou un télescope pour observer ce rapprochement, un grossissement d’une trentaine de fois vous montrera Saturne et ses anneaux, en compagnie de Titan, sa principale lune, dans le même champ que le limbe austral de Séléné. La Lune est à 387 000 kilomètres de nous et Saturne à 1,35 milliard de kilomètres, soit 3 480 fois plus loin : c’est un raccourci spatial vertigineux !

logo_plusSaturne à l’opposition

Vendredi 22 mai 2015, 21h

Saturne est à l’opposition le 23 mai 2015 à 1h00 UTC, soit le 22 mai à 21h heure de Guadeloupe.

Saturne 22/05/2015
Saturne à l’opposition signifie que la Terre se trouve alignée entre le Soleil et Saturne. Saturne se trouve à ce moment-là de son orbite au plus près de la Terre, apparaissant ainsi plus grande et plus lumineuse.

Saturne 22/05/2015

logo_plusEclipse totale de lune

Mardi 15 avril 2014

Une éclipse totale de Lune se produira le 15 avril 2014. Elle sera visible de la Guadeloupe.
Elle débutera à 0h54 et terminera à 6h38.

Eclipse totale de Lune du 15 avril 2014

  • V : la région de visibilité,
  • I: la région d’invisibilité,
  • P1 : la limite de la région où l’on observe l’entrée dans la pénombre,
  • O1 : la limite de la région où l’on observe l’entrée dans l’ombre,
  • T1 : la limite de la région où l’on observe l’entrée dans la totalité,
  • T2 : la limite de la région où l’on observe la fin de la totalité,
  • O2 : la limite de la région où l’on observe la sortie de l’ombre,
  • P2 : la limite de la région où l’on observe la sortie de la pénombre.

Eclipse totale de Lune 15/04/2014

Plus d’informations.

logo_plusEclipse solaire partielle

Dimanche 3 novembre 2013

Une éclipse solaire se produira en Guadeloupe Dimanche 3 Novembre 2013 entre 6h07 et 8h13, le maximum étant prévu à 7h06 avec une obscuration du soleil de 59,6%.

Cette éclipse solaire est la 9ème éclipse totale du XXIème siècle et la seconde éclipse solaire de l’année 2013.

Eclipse Soleil 03/11/2013

Voir pour la carte interactive.

Cette éclipse solaire est répertoriée comme étant une “éclipse hybride” car, au début de l’éclipse solaire sur la Côte Est des États-Unis, sa bande de centralité est visible sous une forme d’éclipse solaire annulaire, puis après une trajectoire de 100 km environ sa bande de centralité est visible sous une forme d’éclipse solaire totale. Ceci est relativement rare, car la prochaine éclipse solaire hybride aura lieu le 14 novembre 2031.

Cette éclipse solaire hybride du 3 novembre 2013 sera visible sur trois continents : au Sud-Est de l’Amérique du Nord et au Nord de l’Amérique du Sud, sur la totalité de l’Afrique, au Sud de l’Europe et au Moyen-Orient.

Sa bande de centralité sera visible sous forme d’éclipse solaire totale aux Caraïbes, au Gabon, au Congo, en République Démocratique du Congo, en Ouganda, au Nord du Kenya, au Sud de l’Ethiopie et prendra fin au Nord de la Somalie.

Cette éclipse totale du Soleil sera visible sous une forme partielle dans tous les pays des Caraïbes, à l’extrême Nord de l’Amérique du Sud, tous les Pays de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique Centrale, de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique Australe, au Moyen-Orient et au Sud de l’Europe.

Les éclipses totales du Soleil, à cause de leur rareté et du spectacle qu’elles nous offrent, sont d’autant plus passionnantes à observer.
Mais il est d’autant plus impératif de se protéger les yeux, durant les différentes phases d’une éclipse totale.

Eclipse de Soleil 03/11/2013 Atlantique

Consulter les horaires de l’éclipse dans les différentes communes de la Guadeloupe.

Archipel des Sciences vous propose d’observer cette éclipse sur la plage de Viard.

Si vous loupez le réveil, il faudra attendre le lundi 21 août 2017 à 15H43 pour vous rattraper…

Eclipse solaire 03/11/2013 Guadeloupe

Attention : observer une éclipse solaire n’est pas anodin. Il faut impérativement utiliser des lunettes spéciales. Celles-ci sont en vente dans les pharmacies et chez les opticiens de la place.

logo_plusEclipse lunaire pénombrale

Vendredi 18 octobre 2013

Une éclipse lunaire se produira en Guadeloupe Vendredi 18 Octobre 2013 entre 17h50 et 21h49.

Cette éclipse, la dernière éclipse lunaire de l’année, est une éclipse pénombrale relativement profonde avec une magnitude de 0,7649. Elle devrait être aisément visible à l’oeil nu et affectera la moitié sud de la Lune. L’entrée dans la pénombre intervient à 21h50 UTC (17h50 heure de Guadeloupe). Le maximum de l’éclipse se produit à 23h50 UTC (19h50 heure de Guadeloupe). La Lune quitte entièrement la zone de pénombre à 01h49 UTC le 19 Octobre (21h49 le 18 Octobre heure de Guadeloupe).

Eclipse de Lune 18/10/2013

Ce spectacle est visible de tous les points de la Terre où la Lune est présente dans le ciel au moment de l’éclipse.

Eclipse de Lune 18/0/10/2013

  • V : la région de visibilité
  • I: la région d’invisibilité
  • P1 : la limite de la région où l’on observe l’entrée dans la pénombre
  • P2 : la limite de la région où l’on observe la sortie de la pénombre

Les observateurs d’Amérique du Sud et de l’est du Canada verront l’événement dans son intégralité tandis que pour le reste du Canada et les Etats-Unis, l’éclipse sera déjà commencée au lever de la Lune. Les observateurs d’Europe et d’Afrique assisteront également à l’intégralité du spectacle, alors que ceux de l’est de l’Asie manqueront la fin du spectacle en raison du coucher de la Lune.

Cette éclipse lunaire sera entièrement visible de la Guadeloupe.

 

Evènements climatiques

logo_plusOuragan Maria

16 au 30 septembre 2017

Début Septembre, l’ouragan exceptionnel IRMA impacte fortement le Nord des Petites Antilles. Dans la foulée, un nouvel ouragan majeur JOSE menace et passe à proximité immédiate de la même région. Quelques jours plus tard, c’est au tour de MARIA, 2ème ouragan majeur de catégorie 5 du mois de septembre 2017, de semer la désolation sur les Antilles. La Dominique et Porto-Rico ont subi l’atterrissage puis la traversée de MARIA qui a engendré des conditions catastrophiques d’une ampleur jusqu’alors inconnue sur ces îles.
Les îles françaises des Petites Antilles ont eu davantage de chance en échappant aux conditions les plus sévères même si des impacts importants ont été engendrés surtout sur l’archipel Guadeloupéen.

L’historique de MARIA

Le samedi 16 septembre 2017 vers 17 heures locales un avion de reconnaissance de la NOAA (USA) classe un système dépressionnaire centrée par 12,3° Nord et 52,6° Ouest en tempête tropicale. Baptisée MARIA, elle se déplace à environ 25 km/h vers l’ouest puis ouest-nord-ouest en direction des Petites Antilles. Le 17 septembre à 17 heures, le phénomène s’intensifie en ouragan de catégorie 1.

Alors qu’il se rapproche des côtes de la Martinique, le lundi 18 septembre à 11 heures, MARIA devient ouragan majeur de catégorie 3. Il ralentit alors sa progression avec une vitesse de déplacement de l’ordre de 10 km/h et un cap Ouest-Nord-Ouest et est en phase d’intensification rapide.

Cette trajectoire l’amène au plus près de la Martinique dans l’après-midi du 18 septembre. En début d’après-midi, MARIA, en catégorie 4 (vents moyens de 210 km/h, rafales 260 km/h) a son mur de l’œil à environ 45 km dans l’Est de la presqu’île de Caravelle. Il longe la côte Nord-Est de l’île en se renforçant et devient catégorie 5 (vents moyens de 260 km/h, rafales supérieures à 300 km/h, pression mer de l’ordre de 920 hPa) en fin de journée à environ 70 km au Nord de Macouba.

MARIA trajectoire

MARIA atterrit sur la côte Sud-Est de la Dominique vers 21 heures locales. Son œil traverse l’île
de la Dominique d’Est en Ouest puis longe la côte « Caraïbe » en remontant vers le Nord.

En deuxième partie de nuit du 18 au 19 septembre, le quadrant nord du mur de l’ouragan, toujours en catégorie 5, frôle les îles des Saintes, en particulier Terre-de-Bas qui n’est qu’à une vingtaine de kilomètres du centre (par 15,7° Nord et 61,9° Ouest) et à moins de 10 km du mur de l’œil.

Dans la matinée du 19, bien que l’ouragan s’éloigne en mer des Caraïbes en direction du Nord- Ouest, les vents violents touchent encore le sud-est de la Basse-Terre. Cette trajectoire quasi rectiligne jusqu’à Porto-Rico, maintiendra le centre de MARIA, toujours ouragan majeur, à plus de 150 km dans le Sud-Ouest de Saint-Martin. Cela limitera les effets hydrométéorologiques sur les îles du Nord.

Animation satellite MARIA

Le caractère exceptionnel

Une succession exceptionnelle en septembre 2017 …

Si l’on se réfère aux bases de données sur le bassin Atlantique/Mer des Caraïbes, IRMA fut le premier ouragan (depuis 1851, date de début des bases de données) à atterrir en catégorie 5 sur des îles des Petites Antilles, en l’occurrence Barbuda, Saint-Barthélemy, St-Martin/Anguilla et les Iles Vierges. À sa suite, un autre ouragan majeur, de catégorie 4 JOSE, est venu menacer directement le Nord des Petites Antilles, en passant à quelques dizaines de kilomètres. Quelques jours après, c’est MARIA, qui atterrit sur la Dominique en catégorie 5, puis sur Porto-Rico en catégorie 4. Une telle activité, concentrée sur 2 semaines et sur la même région ne s’était jamais vue !!!

Une phase d’intensification rapide impressionnante …

  • Une intensification « explosive »

En général, les ouragans « Barbadiens », c’est-à-dire qui naissent et s’intensifient du côté de l’arc Antillais plutôt qu’en sortie d’Afrique (en opposition aux ouragans Cap-Verdiens), n’atteignent pas le stade d’ouragan majeur. L’intensification explosive de MARIA est donc exceptionnelle, avec un quasi doublement de l’intensité des vents d’ouragan en 24 heures…130 km/h en vents moyens max le 17 à 20h00 locales puis 260 km/h le 18 à 20h00 locales !!!Cette intensification rapide a été particulièrement marquée entre le passage au large de la Martinique (vents moyens max 200 km/h) et l’arrivée sur la Dominique (vents moyens max 260 km/h),soit une augmentation de 60 km/h en 6 heures ! Dans quasiment le même temps, les données mesurées dans l’œil de MARIA par les avions « chasseurs de cyclones » de l’U.S. Air Force, ont permis de valider une chute de 30 hPa de la pression minimale, soit presque 5 hPa par heure qui représente une variation exceptionnelle !

  • Une telle intensification était elle prévisible ?

L’anticipation des cyclogénèses (naissance des cyclones) et la prévision de trajectoires des cyclones tropicaux ont fait d’énormes progrès depuis la fin du siècle dernier. IRMA, JOSE et MARIA en sont de bons exemples. Mais, la prévision d’intensité s’améliore plus difficilement et demeure un challenge pour les prévisionnistes !En effet, les processus extrêmement complexes qui interagissent dans les changements d’intensité des cyclones et surtout des ouragans se produisent à très petite échelle (de l’ordre du kilomètre) au cœur même de celui-ci et ne sont pas tous complètement connus. Même les modèles de simulations numériques opérationnels les plus performants au monde ne sont pas encore capables d’appréhender les processus à une échelle aussi fine.Quand cette intensification est explosive et exceptionnelle, on est dans le domaine de l’imprévisible… même si de nombreux éléments permettaient d’envisager une intensification de MARIA avant son arrivée sur l’arc Antillais. En effet, de nombreuses conditions favorables intrinsèques et dans l’environnement proche de MARIA étaient présentes :

    • une taille réduite avec un rayon d’intensité très concentré (moins de 100 km de diamètre) ainsi qu’une vitesse de déplacement faible à modérée,
    • un fort potentiel énergétique pour alimenter l’ouragan grâce à une température de l’océan superficiel très chaude (entre 28 et 29°),
    • un faible cisaillement de vent sur la verticale de la troposphère, permettant à la « cheminée centrale » de l’ouragan de rester bien alignée,
    • des vents de très haute altitude (8000-12000 m) bien organisés, favorisant l’échappement énergétique en haute troposphère sans étouffer le moteur de l’ouragan,
    • une alimentation d’air humide sur une couche importante de la troposphère.

Les paramètres météo sur les îles

Martinique

Même si l’œil de MARIA, alors en pleine intensification rapide, est passé à moins de 50 km des côtes Nord-Atlantique de l’île, la Martinique a eu la chance de rester dans le quadrant Sud-Ouest le moins actif de l’ouragan. Elle a quand même connu des conditions de tempête tropicale les 18 et 19 septembre.

  • Vent :

Les vents soutenus mesurés confirment les conditions de tempête tropicale (> 63 km/h) sur la Martinique. Le seuil d’ouragan (> 118 km/h) n’a pas été atteint.

Les rafales ont dépassé les 100 km/h sur les hauteurs et mornes et la plus forte a été enregistrée à la station de la Caravelle qui était au plus près du centre du cyclone. Les communes du nord-atlantique ont probablement été affectées par des rafales supérieures à 100 km/h dans la journée du 18 septembre. Le 19, c’est la façade Caraïbe qui subit les plus fortes rafales de secteur sud-ouest.

  • Pression atmosphérique :

La station de la Caravelle s’est trouvée au plus près de l’œil de MARIA (un peu plus de 50 km du centre) le 18 septembre à la mi-journée. La pression atmosphérique a alors chuté de 10 hPa en 6 heures jusqu’à 993,2 hPa au minimum vers 16 heures locales.

  • Pluie :

Dès le dimanche 17 septembre vers 17 heures, la Martinique est touchée par les averses liées au cyclone. La pluie devient continue le lundi 18 au matin et persiste jusqu’à la nuit du mardi 19. Ensuite, ce sont des averses intenses et orageuses issues des bandes spiralées à l’arrière de MARIA qui prennent le relai. L’intensité des pluies ne présente pas de caractère exceptionnel mais le cumul sur 24 heures est très important sur le nord de l’île, avec des valeurs dépassant 200 mm.

  • Mer :

Le 18 septembre en fin de matinée, l’ouragan Maria s’intensifie en catégorie 4, alors qu’il se trouve à 80 km des côtes de la Martinique. La mer est alors très forte avec des vagues moyennes de 4 mètres.

Ralentissant sa progression, l’ouragan qui s’intensifie rapidement passe au plus près de la Martinique à moins de 50 km au nord-est de l’île. Les effets de la mer du vent et de la houle se conjuguent alors et une nette croissance de la hauteur des vagues est constatée sur l’Atlantique avec des creux moyens de 4 à 5 m et des hauteurs maximales pouvant atteindre 7 à 8 m (une hauteur de 7,1 m est enregistrée sur le houlographe de Basse Pointe à 18h). Ces fortes vagues se sont propagés sur les côtes Nord-Atlantique en déferlant puissamment.

La chute rapide de pression atmosphérique a entraîné une surcote estimée entre 15 et 30 cm dans certaines baies, mais ce n’est pas exceptionnel.

Avec le passage de l’ouragan sur la Dominique puis en mer des Caraïbes, ce sont les vents et les vagues de secteur Ouest qui dominent alors. La mer sur la façade Caraïbe devient forte à très forte avec des trains de vagues d’ouest qui se lèvent en soirée du 18 avec des hauteurs moyennes de 2,50 à 3 mètres. La persistance des vents d’ouest fait grossir les vagues jusqu’à 3 m en moyenne avec des vagues maximales entre 5 et 6 m (une hauteur maximale de 5,7 m est mesurée par le houlographe de Fort-de-France, dans la journée du 19 septembre, hauteur remarquable voire exceptionnelle).

Les vagues ont entraîné de violents déferlements sur le littoral caraïbe où la bathymétrie côtière a favorisé des effets de submersion.

Guadeloupe

Au vu de l’historique de MARIA et de sa trajectoire, on comprend facilement que c’est l’archipel guadeloupéen qui a été le plus touché des territoires français des Petites Antilles, et en particulier les Saintes qui ont vu l’œil de MARIA passer à une poignée de kilomètres dans l’Ouest de Terre de Bas.

Animation RADAR MARIA

  • Vent :

Les vents ont atteint ou dépassé les 100 km/h en vitesse moyennée sur 1 minute sur la majorité des postes de mesures de l’île de la Guadeloupe. Ils ont atteint la force d’ouragan (119 km/h ou plus) sur 4 stations de mesures conventionnelles.

Des valeurs de rafales à plus de 150 km/h ont été mesurées sur plusieurs postes de la Basse-Terre. Compte-tenu du relief, on peut affirmer que des rafales ont dépassé les 200 km/h sur cette partie du territoire.

Le centre de MARIA est passé à 40 km de la ville de Basse-Terre et à 20 km seulement de l’archipel des Saintes qui a donc subi des vents beaucoup plus violents. Compte-tenu des mesures enregistrées sur l’île de Basse-Terre, on peut estimer que l’archipel des Saintes a subi, pendant plusieurs heures, des rafales supérieures à 215 km/h et probablement bien au-delà.

  • Pluie :

Les pluies quotidiennes sur l’archipel guadeloupéen, mesurées par des stations conventionnelles ou estimées par le radar de précipitation, présentent un caractère anormal pour l’ensemble des communes du département.

Ci-dessous un tableau des valeurs les plus remarquables enregistrées par les stations ((1 mm = 1 litre/m²) :

Communes Altitude Cumul en 24 heures “Valeur décennale”
Les Abymes 11 m 237 mm 153 mm
Baillif 6 m 261 mm 128 mm
Vieux-Habitants 136 m 273 mm 157 mm
Saint-Claude 650 m 497 mm 171 mm
Baie-Mahault 22 m 237 mm 202 mm
Deshaies 42 m 404 mm 139 mm
  • Mer :

L’archipel de la Guadeloupe a été largement affecté par l’action des vagues sur son littoral et des effets de submersion marine.

Dès le lundi après-midi, une longue houle énergétique de période d’au moins 15 secondes, déferle violemment sur les rivages de Marie-Galante, des Saintes, de l’intérieur du Petit Cul-de-Sac marin et du sud de la Basse-Terre. Cette houle s’amplifie en soirée et atteint son maximum dans la nuit de
lundi à mardi, tandis que le pic d’énergie est centré sur des périodes de 10 à 12 secondes. Les hauteurs moyennes des vagues au large sont estimées à environ 8 m au plus fort de l’épisode. Ces déferlements provoquent des submersions dont la quantification est difficile.

Une submersion marquée s’est ensuite manifestée en milieu de nuit du 18 au 19 septembre au fond du Petit Cul-de-Sac marin (rade de Pointe-à-Pitre, zone de Moudong, Petit bourg) du fait de l’effet de marée de tempête avec une surcote atmosphérique conjuguée à la réaction dynamique de l’océan. Cette surcote, estimée entre 50 et 70 cm, est confirmée par la mesure du marégraphe de Pointe-à-Pitre (surcote max d’environ 50 cm vers 2 h le 19 septembre). On peut noter que c’est la valeur de surcote la plus élevée depuis celle provoquée par l’ouragan HUGO le 17 septembre 1989 et qu’elle peut donc être qualifiée d’exceptionnelle.

À peu près au même moment (vers 2h du matin), des trains de vagues de sud-sud-est pénètrent le long de la côte caraïbe de la Guadeloupe (hauteur moyenne estimée par simulation numérique de 8 m environ). Ces vagues, conjuguées à une surcote estimée à 40 cm provoquée par la pression atmosphérique très basse, submergent les parties basses de ce littoral.

Saint-Martin et Saint-Barthélemy

MARIA est restée suffisamment éloignée des Iles du Nord pour ne pas occasionner un nouvel impact direct. Elle y a tout de même généré du mauvais temps inhabituel et l’interruption des ponts maritimes et aériens durant deux jours.

Le centre de MARIA ne s’est jamais approché à moins de 150 km des îles du Nord. Il y passe au plus près dans l’après-midi du mardi 19 septembre. L’ouragan, qui est encore de catégorie 5, occasionne tout de même des effets importants.

Le vent a soufflé à 70/80 km/h en vitesse moyenne, avec des rafales qui ont avoisiné les 100 km/h au cours de l’après-midi du mardi et la nuit suivante. Il s’agit de valeurs suffisantes pour transformer en projectile les nombreux débris légers qui jonchent le sol.

Sur la même période, la mer s’est formée et les creux ont atteint 4 à 5 m.

Enfin, les précipitations sont restées modestes et se sont manifestées sous forme discontinue. Les quantités n’ont pas excédé les 50 mm, mais sont malgré tout importantes face à un habitat gravement endommagé et aux toitures précaires.

Les valeurs présentées ci-dessus sont estimées. Elles n’ont pas pu être mesurées, car tous les instruments étaient inopérants depuis le passage de l’ouragan IRMA.

Source : Météo France

logo_plusOuragan Irma

29 août au 12 septembre 2017

L’ouragan Irma s’est développé du 29 août au 12 septembre 2017. Il est le dixième système tropical de la saison cyclonique 2017 dans l’océan Atlantique nord et le deuxième ouragan majeur, catégorie 5, sur l’échelle de Saffir-Simpson. Il est un des ouragans les plus puissants enregistré dans l’Atlantique nord depuis Hugo en 1989 et par la vitesse de ses vents soutenus (295 km/h) depuis Allen en 1980. Il est aussi le premier ouragan à rester classé en catégorie 5 pendant une aussi longue période continue. Il cause des dégâts catastrophiques dans les îles de Barbuda, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Anguilla et les Iles Vierges, éprouve sévèrement la côte nord de Cuba et oblige la Floride à mettre en place une évacuation de plus de six millions d’habitants. Les dégâts sont évalués à plus de cent milliards de dollars.

L’historique d’IRMA

Le 30 août 2017, la tempête tropicale IRMA naît à l’Ouest des îles du Cap Vert. Pendant 24 heures, IRMA va suivre une trajectoire vers Ouest-Nord-Ouest et s’intensifier rapidement en ouragan catégorie 2 puis catégorie 3 le 31 août, ce qui en fera le 2ème ouragan majeur de la saison 2017 après Harvey.

Aux environ du 40ème degré de longitude et à plus de 19 degrés de latitude, IRMA infléchit sa route vers l’Ouest-Sud-Ouest en faiblissant légèrement (catégorie 2). Il devient alors une menace sérieuse pour l’arc Antillais.

IRMA trajectoire

IRMA va alors se renforcer continuellement pour atteindre la catégorie 5 le 5 septembre et son maximum d’intensité dans l’après-midi du 5 avec des vents moyens de l’ordre de 295 km/h. Il gardera cette incroyable intensité à son passage sur Barbuda, Saint-Barthélemy, Saint-Martin/Anguilla et les îles Vierges jusque dans la nuit du 6 au 7 septembre.

Il longe ensuite les côtes Nord de Puerto-Rico, République Dominicaine et Haïti à une distance de plusieurs dizaines de kilomètres ce qui limitera un peu l’impact sur ces pays. Par contre, il n’épargnera pas Cuba, surtout le littoral nord du Centre du centre de l’île.

Son virage vers le Nord plus tardif qu’anticipé, le fera atterrir sur les côtes Ouest de la Floride (Naples – Fort Meyers) et non à proximité de Miami.

Animation satellite IRMA & JOSE

Son caractère exceptionnel

Si l’on se réfère aux bases de données existant depuis 1851, il n’avait jamais été observé d’ouragan avec des vents aussi forts (pas seulement estimés mais mesurés par les avions “chasseurs de cyclones”) affectant les Petites Antilles. Des ouragans aussi puissants voire un peu plus se sont déjà produits dans notre bassin mais uniquement en Mer des Caraïbes et dans le Golfe du Mexique.

Il s’agit du premier atterrissage d’un ouragan de catégorie 5 sur une île des Petites Antilles. Les plus forts, encore dans la mémoire collective, de type Hugo (1989 Guadeloupe) ou Luis (1995 Saint-Martin) étaient de catégorie 4 lors de l’atterrissage avec des vents moyens jusqu’à 220-230 km/h. IRMA a été considéré (mesures avions in situ, satellites, radars, scattéromètres, sondes …) comme générant des vents moyens jusqu’à 290-295 km/h). Une mission d’un avion “chasseur de cyclones” a même mesuré une valeur de rafales (10 secondes) à 317 km/h au niveau de vol de l’avion, soit entre 2500 et 3000 m d’altitude.

Enfin, IRMA a été un ouragan majeur catégorie 5, avec des vents moyens sur une minute de 150 kt ou plus (supérieurs à 275 km/h) durant 3 jours et demi, ce qui constitue un record mondial.

Les données mesurées

Martinique

Peu de conséquences ont été notées, si ce n’est la houle cyclonique qui est arrivée sur les côtes du littoral Atlantique Nord avec des valeurs moyennes (H1/3) de l’ordre de 3 m, et des vagues maximales enregistrées entre 4 et 5 m.

A noter que les périodes étaient très longues (14-17 secondes pour les plus énergétiques) et que chaque train de houle apportait des déferlements bien plus importants que des vagues classiques d’alizé.

Dans le sillage d’IRMA, des cellules pluvio-orageuses ont engendré des averses très intenses, faisant réagir rapidement quelques cours d’eau (Rivière Blanche, Rivière Madame …).

Guadeloupe

L’archipel est resté également en périphérie. Le littoral exposé au Nord-Est a vu arriver des trains de houle supérieurs à ceux de la Martinique et certains ont engendré des phénomènes de submersion localisée (route de la pointe des Châteaux, ainsi que par endroits du côté du Moule et vers Deshaies
par exemple).

La pression atmosphérique au niveau de la mer est descendue légèrement en dessous de 1002 hpa. Les rafales de vent les plus fortes ont été enregistrées à la Désirade, comme souvent, avec des valeurs atteignant 90/km/h mardi 5 en soirée. Ailleurs, elles sont restées en dessous de 70km/h (67 km/h au Raizet/Aéroport, 65km/h à Marie Galante).

Aucun cumul significatif de pluie n’a été relevé.

Saint-Barthélemy et Saint-Martin

L’œil de l’ouragan IRMA est passé précisément sur les 2 îles françaises de Saint-Barthélemy puis Saint-Martin au petit matin le 6 septembre : l’œil a abordé Saint Barthélemy peu avant 5h et a quitté Saint Martin vers 8h.

Animation RADAR IRMA

La pression atmosphérique minimale au niveau de la mer qui a été enregistrée à Saint-Barthélemy a été de 915,9 hPa avec simultanément ou presque des rafales à 244 km/h vers 4 heures du matin le 6 septembre (à 4h07). ( A note r: cette valeur enregistrée environ 30 à 45 mn avant l’arrivée du mur de l’œil et juste avant l’arrêt de la station des mesures rend très vraisemblable l’occurrence de rafales au-delà de 300 km/h).

En l’absence de bouées côtières, il n’y a pas de mesures directes des vagues. Des simulations numériques de très haute résolution, initialisées en temps réel avec les données d’IRMA et calibrées avec les bouées voisines, donnent des valeurs de 5 à 9m sur Saint-Barthélemy et 4 à 6m sur St-Martin en
vagues moyennes.

En termes de marée de tempête, la surcôte (montée brutale du niveau de la mer) a été modélisée à plus de 3 m dans les baies exposées au nord de Saint-Martin (Marigot, Grand Case) et à plus de 1,2 m à Gustavia (Saint-Barthélemy). Ces valeurs extrêmes sont cohérentes avec la submersion majeure constatée.

IRMA et le changement climatique

Les effets du changement climatique sont une réalité aux Antilles. En effet, les mesures de températures en Martinique et Guadeloupe l’attestent avec une augmentation d’environ 0,25° par décennie depuis le milieu du siècle dernier. Une autre conséquence est la montée du niveau de la mer, millimètre par millimètre (environ 2 à 3 mm par an).

Mais, un évènement pris isolément ne peut pas, par lui seul, confirmer les effets du changement climatique concernant les épisodes météorologiques extrêmes.

Néanmoins, le développement d’un évènement tel que l’ouragan majeur IRMA est cohérent avec les simulations climatiques qui indiquent, dans le contexte du réchauffement global, non pas une augmentation du nombre de cyclones, mais la possibilité de cyclones plus intenses et une régionalisation évoluant.

Enfin, les conséquences du changement climatique, surtout au niveau de la mer, augmentent la vulnérabilité des enjeux côtiers. Et comme la littoralisation de la population s’est accentuée, le risque cyclonique est de plus en plus important et doit être pris comme un aspect majeur dans le
cadre des politiques d’adaptation aux changements climatiques et de développement durable.

Source : Météo France

logo_plusOuragan Matthew

28 septembre au 9 octobre 2016

L’ouragan Matthew est le quatorzième système tropical de la saison cyclonique 2016 dans l’océan Atlantique nord, le treizième à recevoir un nom, le cinquième ouragan et le second ouragan majeur (catégorie 3 ou plus). Issu d’une onde tropicale sortant de la côte africaine le 22 septembre et qui a traversé l’Atlantique tropical avec peu d’intensification, Matthew est devenu rapidement une tempête tropicale en arrivant près des Petites Antilles le 28 septembre et un ouragan placé en catégorie 5 en moins de 2 jours dans la mer des Caraïbes, le premier ouragan à atteindre ce niveau dans le bassin atlantique depuis Felix en 2007. Matthew est passée entre Cuba et Hispaniola le 4 octobre à la catégorie 4, faisant près de 1 000 morts en Haïti et 4 en République Dominicaine. Ressortant sur les Bahamas à la catégorie 3, il traversa l’archipel en direction de la côte de la Floride tout en reprenant de l’intensité. Il longea ensuite la Floride, la Géorgie et les Carolines, forçant des évacuations massives et causant des dégâts évalués à plusieurs milliards de dollars. Les restes de Matthew furent absorbés dans un système frontal qui s’est formé au large de la côte et est remonté vers les provinces de l’Atlantique du Canada. L’apport d’humidité tropicale aida à donner des quantités importantes de pluie sur cette région, particulièrement sur Terre-Neuve et l’île du Cap-Breton.

Trajectoire Matthew

Trajectoire du cyclone Matthew

Le 22 septembre, une onde tropicale est sortie de la côte ouest africaine. Le NHC (National Hurricane Center) ne lui donnait qu’une très faible possibilité de développement à court terme, à cause du fort cisaillement des vents, mais prévoyait des conditions favorables dès la semaine suivante. L’onde traversa donc l’Atlantique tropical en s’organisant très lentement mais une fois rendue au sud-est des Petites Antilles, des avions de reconnaissance purent déterminer qu’une circulation fermée de surface s’y était formée. Le NHC reclassa donc le système comme la tempête tropicale Matthew le 28 septembre alors qu’il était à 55 km au sud-est de Sainte-Lucie. Dès lors des alertes cycloniques furent émises pour les Petites Antilles dont une vigilance rouge pour la Martinique et orange pour la Guadeloupe.

Matthew 28/09/2016

Tempête tropicale Matthew sur les Petites Antilles le 28/09/2016

Matthew entra ensuite dans la sud de la mer des Caraïbes. Un rapport d’un avion chasseur d’ouragans démontra qu’il était devenu un ouragan de catégorie 1 le 29 septembre à 14 h UTC à 300 km au nord-est de Curaçao. Poursuivant à 24 km/h vers l’ouest, le système continuait à s’approfondir pour devenir de catégorie 2 tôt le 30 septembre. L’ouragan est successivement passé à la catégorie 3 tard le matin, puis à la catégorie 4 en fin d’après-midi et à la catégorie 5 en soirée. Il était situé alors à 125 km à l’ouest de Punta Gallinas, Colombie, avec une pression centrale de 941 hPa et des vents de 260 km/h. Par la suite, l’ouragan a décéléré et ses vents ont légèrement fléchi le 1er octobre pour retomber à la catégorie 4, bien que la pression dans l’œil demeurait autour de 940 hPa. En soirée, il faisait du surplace au large de la Colombie.

Ouragan Matthew 30/09/2016

Le 2 octobre, Matthew s’est mis lentement à se diriger à vers le nord-ouest, puis le nord, à 7 km/h le long d’une trajectoire assez oscillante. À cause de la menace que faisait peser la tempête sur des régions populeuses, les missions de reconnaissance des avions chasseurs d’ouragans se succédèrent à intervalles rapprochés afin de mieux connaître sa structure. Le 3 octobre au soir, le centre de l’ouragan se retrouva à 190 km au sud de Tiburon (Haïti) mais ses bandes externes donnaient déjà de la pluie et l’onde de tempête affectait Haïti, Cuba et la Jamaïque. La pression centrale était au plus bas à 934 hPa et sa vitesse était de 13 km/h.

Le 4 octobre, Matthew a finalement touché la côte sud-ouest d’Haïti vers 11 h UTC (7 h locale) à 15 km à l’ouest de Tiburon, près de la localité de Les Anglais. Il traversa ensuite le golfe de la Gonâve et se retrouva à 0 h UTC le 5 octobre (20 h locale le 4) sur la pointe est de Cuba. Ses vents et précipitations affectant une zone s’étendant entre Cuba et l’ouest de la République dominicaine toute la journée du 4 octobre.

Matthew 04/10/2016

Ouragan Matthew sur Haïti le 4 octobre 2016

Sortant de Cuba et entrant sur les Bahamas à la catégorie 3, Matthew tourna vers le nord-ouest. Il traversa l’archipel le 5 octobre et redevint un ouragan de catégorie 4 le 6 octobre à 14 h UTC à 100 km au sud-sud-est de Nassau. Le 7 octobre à 0 h UTC (20 h locale le 6 octobre), le centre de l’ouragan quitta les Bahamas pour se retrouver à 120 km à l’est de West Palm Beach (Floride), toujours à la catégorie 4. Longeant la côte de la Floride, il atteignit Daytona Beach vers 15 h UTC, ayant diminué à la catégorie 3. Le centre restait sur la mer mais les effets de l’ouragan se firent sentir jusqu’à plus de 300 km à l’intérieur des terres.

Matthew 06/10/2016

Ouragan Matthew sur le Bahamas le 6 octobre 2016

Le 8 octobre au matin, Matthew, redevenu de catégorie 1, se trouvait à 35 km au sud-sud-est de Charleston (Caroline du Sud) après avoir longé toute la côte nord de la Floride et celle de la Géorgie. À 15 h UTC (11 h locale), l’ouragan toucha terre au sud-est de McClellanville en Caroline du Sud (90 km au sud-sud-ouest de Myrtle Beach), produisant des vents soutenus de 120 km/h, puis longea la côte.

La friction avec la côte et les eaux plus fraîches firent graduellement se transformer l’ouragan qui devint une intense dépression post-tropicale tôt le 9 octobre au matin à 50 km au sud-est du Cap Hatteras (Caroline du Nord). En s’éloignant vers l’est, les restes de Matthew continuèrent de donner une grosse mer à la côte car ses vents étaient toujours de 120 km/h. En fin de journée, le système fut absorbé par une zone frontale sortant de la côte pour former une dépression côtière qui donna de la pluie forte dans les provinces maritimes et Terre-Neuve au Canada.

logo_plusOuragan Gonzalo

12 & 13/10/2014

Le Nord de l’arc antillais, en particulier la Guadeloupe, Antigua et les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, ont connu un épisode cyclonique important à l’occasion du passage de Gonzalo lundi 13 octobre 2014.

Issu d’une onde d’Est africaine, le système s’est organisé en dépression tropicale dans la matinée du dimanche 12 octobre. Il a atteint le stade de tempête tropicale (et a été baptisé Gonzalo) vers 13h30 locales alors que son centre se situait à 280 km à l’Est de la Guadeloupe. Il a ensuite progressé vers l’Ouest, en direction des îles de l’arc antillais.
Dans la matinée du lundi 13 octobre, son centre est passé à 75 km au Nord-Est de la Guadeloupe avant de se décaler vers Antigua, puis vers les îles du Nord (Saint-Barthélémy et Saint-Martin) en se renforçant. Ces dernières ont été touchées dans l’après-midi. Gonzalo a été classé ouragan de catégorie 1 par le National Hurricane Center (NHC) vers 17h alors que son œil était centré sur Saint-Barthélemy. Les vents les plus violents associés à Gonzalo ont touché les îles du Nord entre 15h et 20h.

Tempête Gonzalo

Tempête Gonzalo le lundi 13 octobre 2014 à 11h locales.

Gonzalo se caractérise par un renforcement très rapide lors de sa trajectoire entre Antigua et Saint-Barthélemy. Les vents maximaux se sont intensifiés de 45 nœuds en 24 heures entre le 13 à 06h UTC et le 14 à 06h UTC et de 25 nœuds entre le 13 à 06h UTC et le 14 à 00h UTC, soit entre le moment où il a abordé l’est de la Guadeloupe et celui où il est passé sur Saint-Martin. Statistiquement, sur l’ensemble des cas considérés (à partir du stade de tempête tropicale) sur tout le bassin Atlantique nord, entre 1981 et 2010, à peine 1% de cas connaîtraient cette intensité de creusement.

Radar Gonzalo 13/10/2014

Animation radar illustrant les précipitations tombées sur le Nord des Petites Antilles le 13 octobre 2014 lors du passage de l’ouragan Gonzalo. On distingue l’oeil du cyclone sur Antigua à 14h UTC, puis à la verticale de Saint-Barthélémy à 20h30 UTC. (Source : Météo France)

A Saint-Barthélémy (Gustavia), Météo-France a enregistré une pression minimale de 985,3hPa et une rafale de vent maximale (vent de nord) de 204 km/h à 16h22 locales. Après une accalmie provisoire entre 16h50 et 17h30, le vent a repris très violemment au secteur ouest : le vent moyen maximal atteint 125 km/h à 18h57 à Gustavia. L’intensité des vents a rapidement diminué après 21h locales en s’orientant au secteur sud et aucune rafale à 100 km/h n’a plus été enregistrée.
A Saint-Martin (Grand Case), le vent d’Est est devenu violent vers 15h pour atteindre 122 km/h en rafales, puis il s’est orienté au Nord-Ouest. La plus forte rafale enregistrée a atteint 151 km/h peu avant 19h (la vitesse moyenne associée étant de 88 km/h).
Bien que la rafale à 204 km/h mesurée à Gustavia soit en partie accentuée par les effets locaux du relief, l’ensemble des valeurs témoignent de la puissance du phénomène.

Ouragan Gonzalo

Ouragan Gonzalo sur les Iles du Nord lundi 13 octobre 2014 à 18h locales.

Sur l’archipel guadeloupéen, les effets ont été d’intensité modérée : les pluies, bien que continues tout au long de la matinée, ont été, comme dans les îles du Nord, de l’ordre de 20 à 40 mm en plaine. On a relevé 60 mm en montagne. La rafale maximale de vent enregistrée à la Désirade a été de 93 km/h à 5h54 locales (vent d’Ouest-Sud-Ouest).

L’ouragan Gonzalo a ensuite poursuivi sa route vers le Nord-Nord-Ouest après avoir touché les îles Vierges. D’après le National Hurricane Center, mercredi 15 octobre à 6h UTC, Gonzalo se situait à environ 1100 km au Sud des Bermudes, la pression en son centre était de 954 hPa, avec des vents soufflant à 205 km/h avec des rafales à 250 km/h.

Gonzalo Saint-Martin

Dégats provoqués par Gonzalo à Saint-Martin.

logo_plusCyclone Bertha

1er & 02/08/2014

Le 31 juillet vers la mi-journée, à 1000 km environ dans le sud-est de la Martinique, une onde tropicale forte semble déjà s’organiser en phénomène tourbillonnaire. Même si ce système ne semble pas avoir encore atteint le stade de dépression tropicale, les modèles de prévision y maintiennent un petit centre dépressionnaire qu’ils font passer sur les Antilles le 1er août en fin de journée.

Le 1er août à 03h UTC, soit le 31 juillet à 23h locales, le NHC (National Hurricane Center, situé à Miami), responsable du suivi cyclonique sur l’Atlantique nord, décide de baptiser ce phénomène en tempête tropicale Bertha. Les vents estimés (sur 1mn) près du centre atteignent au maximum 35/40 nœuds.

12 heures plus tard, le centre du phénomène se situe à environ 180 km dans le SE de la Martinique. La tempête semble s’être légèrement intensifiée par rapport à la veille mais le contexte environnant ne semble pas favorable à un développement supérieur avant son arrivée sur l’arc antillais. Le NHC évalue maintenant les vents maximaux autour du centre à 35/45 nœuds. Le centre est toujours prévu passer au voisinage immédiat de la Martinique.

Animation satellite 01/08/2014

Animation satellite du 01/08/2014 (Source : Météo France)

  • En Martinique :

Le radar de précipitations de Martinique permet de suivre la progression du centre de Bertha, qui va traverser le canal de la Dominique, au nord immédiat de la Martinique entre 20 et 22h UTC (16 et 18 h locales Antilles). On voit en effet l’enroulement des bandes de pluie autour du centre.

Radra Bertha 01/08/2014

C’est lorsque le centre de Bertha se situe encore en Atlantique que l’on enregistre le maximum de précipitations et d’activité orageuse sur la Martinique. Une des bandes pluvieuses à l’avant du centre se renforce en passant sur le nord puis sur la façade ouest de l’île. Ce passage, rapide (moins de 2 heures au total, sur l’ensemble du territoire), donnera sur les zones concernées des cumuls de l’ordre de 20 à 40 mm. Les orages associés vont cependant avoir un impact non négligeable sur l’alimentation électrique, le réseau EDF étant par ailleurs déjà très fragilisé par une importante panne survenue quelques jours auparavant : 150 000 foyers seront ainsi temporairement privés d’électricité.
Cet épisode pluvio-orageux constitue la principale manifestation de Bertha sur l’île.

Les vents enregistrés au passage du phénomène cyclonique sont restés modérés sur la Martinique. Sur la majeure partie de stations d’observation, les vents moyens n’ont pas excédé les 30 à 40 km/h, les rafales 50/60 km/h. Seules les stations de la côte Atlantique et celles des Mornes sont un peu au-dessus.Sur ces sites, les valeurs maximales ont été atteintes à deux reprises. A l’avant de la tempête, en secteur nord-est, lors du passage d’une première ligne de grains (rafale à 76 km/h à 9h40 locales à Trinité-Caravelle), puis à l’arrière de la tempête, en secteur sud sud-est (rafales maximum à 87km/h à 22h40 locales à Trinité-Caravelle). C’est d’ailleurs le passage de la première ligne de grain, le matin, qui a emporté la décision d’annuler la 5ème étape du fameux “tour des yoles de la Martinique” , laquelle était justement prévue ce jour-là sur la façade atlantique.

Sur l’île de la Dominique, située au nord du centre dépressionnaire, entre Martinique et Guadeloupe, les vents ne semblent pas non plus (d’après les observations disponibles), avoir dépassé les 25/30 nœuds (45/55 km/h) en vent moyen sur 10mn. Bertha a vraisemblablement traversé l’arc au stade de tempête tropicale faible.

  • Sur l’archipel de Guadeloupe :

Les vents maximaux se situeront en fait dans les quadrants nord et nord-est de la tempête, affectant notamment l’archipel de Guadeloupe, dont la Désirade, Marie-Galante et Petite Terre.
A 15 heures locales, 55 km/h en vent moyen d’est sont mesurés à la Désirade.
Puis le vent s’oriente au sud-est en fin d’après-midi. C’est en soirée et début de nuit qu’il soufflera le plus fort, le centre de Bertha étant alors localisé au sud-ouest immédiat de la Dominique, soit au plus près de la Guadeloupe. Temporairement durant cette période, 60km/h (en vent moyen) sont mesurés à la Désirade et sur l’île de Petite Terre. C’est en toute logique sur ces petites îles  que les rafales sont les plus fortes : 92 km/h à la Désirade et 83 km/h sur Petite Terre entre 16 et 17 heures locales.
Sur le continent, les valeurs sont plus modestes, néanmoins on relève 77 km/h en rafales au Raizet à 17 heures locales le 01/08, et surtout 84 et 92 km/h à Pointe Noire Bellevue (nord de la Basse-terre) entre 17 et 18 heures locales.

Dans un premier temps, les pluies associées à la masse nuageuse principale de Bertha ont concerné essentiellement la Dominique.
Ainsi, durant tout l’après-midi du 1er, les précipitations seront insignifiantes sur la Guadeloupe.
Vers 19 heures locales, avec le déplacement de la tempête tropicale vers le nord-ouest, les pluies gagnent l’archipel. Ces pluies seront très actives sur Marie Galante et apporteront entre 19 et 20 heures locales, de 20 à 35 mm en moyenne. A partir de 20 heures locales, les précipitations s’étendront à l’ensemble de l’archipel. Toutefois la forte activité temporaire qui a affecté Marie Galante, déclinera rapidement. A partir de minuit, et ce jusqu’en fin de nuit, Basse-terre et Grande–Terre seront à leur tour touchées par plusieurs passages pluvieux actifs, qui pourront donner par endroits 20 à 40 mm de pluie en 1 heure.
Au total, sur l’épisode, on atteindra au maximum sur Basse-terre des cumuls en 24heures compris entre 70 et 125 mm (localement entre 80 et 120 mm en 12h).
L’activité orageuse a été plutôt limitée, déportée davantage au nord de l’archipel.

 

Evènements géologiques

Si vous avez ressenti un séisme, vous pouvez apporter votre témoignage sur le site du Bureau Central sismologique Français (BCSF).

logo_plusEssaim sismique 27 avril 2017

Un essaim de petits séismes a été enregistré le 27 avril 2017 à 4 km au sud de l’archipel des Saintes. Ces séismes sont peu profonds (foyers entre 2 et 8 km de profondeur) et certains ont pu être légèrement ressentis par la population à Terre de Bas et Terre de Haut. L’OVSG a enregistré une centaine de séismes. Les plus importants sont les suivants :

Date et heure du séisme Magnitude Intensité maximale estimée
27/04 à 12h38 2,1 II-III
27/04 à 13h22 2,3 II-III
27/04 à 16h42 2,9 II-III
27/04 à 16h54 2,6 II-III
27/04 à 18h57 3,2 IV-V

L’épicentre du séisme enregistré à 18h57 (heure locale) a été localisé à 4 km au sud−est de Terre−de−Bas, à 6 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 7 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 4.5 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique III (faiblement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité IV−V (secousse forte).

Séisme 27/04/2017

logo_plusSéisme 17 avril 2017

Un séisme moyen (magnitude 5.8 sur l’échelle de Richter) a été enregistré le lundi 17 avril 2017 à 01:23 (heure locale) et identifié de type Tectonique. L’épicentre a été localisé à 119 km au nord−nord−est de Anse−Bertrand, à 7 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 119 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 5.3 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique III−IV (faiblement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité V (secousse forte).

Séisme 17/04/2017

logo_plusSéisme 3 février 2017

Un séisme modéré (magnitude 5.8 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le vendredi 03 février 2017 à 15:54 (heure locale) et identifié de type Tectonique. L’épicentre a été localisé à 127 km au sud-est de Capesterre-de-M/G, à 31 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 131 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 4.4 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique III (faiblement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité IV-V (secousse forte).

Séisme 03/02/2017

logo_plusSéisme 25 octobre 2016

Un séisme léger (magnitude 4.4 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le mardi 25 octobre 2016 à 14:45 (heure locale) et identifié de type Tectonique. L’épicentre a été localisé à 7 km à l’ouest−nord−ouest de Sainte−Anne, à 94 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 94 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 1.2 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique I−II (non ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité III (faiblement ressentie).

Séisme 25/10/2016

logo_plusSéisme 18 octobre 2016

Un séisme modéré (magnitude 5.5 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le mardi 18 octobre 2016 à 18:08 (heure locale) et identifié de type Tectonique. L’épicentre a été localisé à 75 km au sud de Grand−Bourg, à 153 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 171 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 1.8 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique II (rarement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité III−IV (largement ressentie).

Séisme 18/10/2016

logo_plusSéisme 11 juillet 2016

Un séisme léger (magnitude 4.4 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le lundi 11 juillet 2016 à 02:58 (heure locale) et identifié de type Tectonique. L’épicentre a été localisé à 24 km au sud−est de Capesterre−de−M/G, à 18 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 30 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 5.5 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique III−IV (faiblement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité V (secousse forte).

Séisme 11/07/2016

logo_plusSéisme 9 mai 2016

Un séisme léger (magnitude 4.7 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le lundi 09 mai 2016 à 09:36 (heure locale) et identifié de type Tectonique. L’épicentre a été localisé à 49 km à l’’est−sud−est de La Désirade, à 23 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 54 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 3.8 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique III (faiblement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité IV−V (secousse forte).

Séisme 09/05/2016

logo_plusSéisme 8 mai 2016

Un séisme léger (magnitude 4.9 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le dimanche 08 mai 2016 à 09:48 (heure locale) et identifié de type Tectonique. L’épicentre a été localisé à 126 km au nord de Anse-Bertrand, à 22 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 128 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 1.3 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique I-II (non ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité III (faiblement ressentie).

Séisme 08/05/2016

logo_plusSéisme 19 mars 2016

Un séisme fort (magnitude 6.0 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le samedi 19 mars 2016 à 07:26 (heure locale) et identifié d’origine Tectonique. L’épicentre a été localisé à 192 km au nord−nord−est de Anse−Bertrand, à 9 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 192 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 2.7 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique de II−III (rarement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité IV (largement ressentie).

Séisme 19/03/2016

logo_plusSéisme 30 juillet 2015

Un séisme modéré (magnitude 4.1 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le jeudi 30 juillet 2015 à 18:28 (heure locale) et identifié d’origine Tectonique. L’épicentre a été localisé à 22 km à l’est−nord−est de Saint−Martin, à 32 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 39 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 2.7 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique de II−III (rarement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité IV (largement ressentie).

Séisme 30/07/2015

logo_plusLe volcan Kick’em Jenny en alerte orange

23 Juillet 2015

Le Centre de Recherche Sismique de l’Université West Indies (UWI-SRC) en charge de la surveillance de plusieurs volcans de l’arc antillais nous informe que le niveau de vigilance est passé au ORANGE, concernant le volcan sous-marin Kick’Em Jenny, situé à 8 km au Nord de Grenade, dans le Sud de l’arc des Petites Antilles (voir la carte). Une éruption pourrait débuter dans moins de 24 heures. Le sommet du volcan se situe 180 mètres sous le niveau de la mer et une zone d’exclusion de 5 km autour du volcan a été mise en place.

Kick'em Jenny

Les scientifiques du SRC enregistrent une forte activité sismique sous le volcan depuis le 11 juillet, laissant penser qu’une éruption est imminente.

Alerte orange Kick'em Jenny 23/07/2015

Pour plus d’information : http://www.uwiseismic.com/NewsDetails.aspx?id=365

logo_plusSéisme 10 juin 2015

Un séisme mineur (magnitude 2.8 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le mercredi 10 juin 2015 à 05:24 (heure locale) et identifié d’origine Tectonique. L’épicentre a été localisé à 1 km à l’ouest−sud−ouest de Terre−de−Bas, à 3 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 3 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 4.3 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique de III (faiblement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité IV−V (largement ressentie).

Séisme 10/06/2015

logo_plusSéisme 27 mai 2015

Un microséisme (magnitude 1.8 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le mercredi 27 mai 2015 à 16:34 (heure locale) et identifié d’origine Tectonique. L’épicentre a été localisé à 3 km à l’est−nord−est de Terre−de−Bas, à 7 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 8 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 0.61 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique de I (non ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité II (rarement ressentie).

Séisme 27/05/2015

logo_plusSéisme 19 décembre 2014

Un séisme important (magnitude 5.7 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le vendredi 19 décembre 2014 à 15:49 (heure locale) et identifié d’origine Tectonique. L’épicentre a été localisé à 5 km au nord−nord−ouest de Le Lamentin, à 119 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 119 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 4.7 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique de III−IV (faiblement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité IV−V (largement ressentie).

Séisme 19/12/2014

logo_plusSéisme 25 novembre 2014

Un faible séisme (magnitude 3.4 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le mardi 25 novembre 2014 à 01:33 (heure locale) et identifié d’origine Tectonique. L’épicentre a été localisé à 46 km au nord de La Désirade, à 18 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 49 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 0.73 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique de I (non ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité II−III (rarement ressentie).

Séisme 25/11/2014

logo_plusSéisme 21 septembre 2014

Un séisme mineur (magnitude 2.4 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le dimanche 21 septembre 2014 à 15:33 (heure locale) et identifié d’origine Tectonique. L’épicentre a été localisé à 3 km au sud de Terre−de−Haut, à 11 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 11 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 1 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique de I−II (non ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité II−III (rarement ressentie).

Séisme 21/09/2014

logo_plusSéquence sismique 16 mai 2014

Une séquence de séismes a débuté le vendredi 16 mai à 07h01 (11h01 TU) dans le nord-est de La Désirade en Guadeloupe.

Le séisme de 07h01 de magnitude 6.3 (ML) a été largement ressenti par la population de Guadeloupe et de Martinique.
Plus de 20 séismes ont été enregistrés par l’OVSG depuis 07h01, la grande majorité de très faibles magnitudes et non ressentis. Ci joint la liste des séismes de magnitude supérieure à 5 dont l’intensité estimée est supérieure à III à La Désirade et susceptibles d’être ressentis :

Date Heure locale Magnitude Intensité à La Désirade
16/05/2014 07h01 6.3 IV-V
16/05/2014 07h12 5.2 II-III
16/05/2014 08h30 5.4 II-III
16/05/2014 08h34 5.2 II-III

logo_plusSéisme 25 février 2014

Un séisme modéré (magnitude 4.3 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le mardi 25 février 2014 à 05:58 (heure locale) et identifié d’origine Tectonique. L’épicentre a été localisé à 14 km au sud de Saint−François, à 16 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 21 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 7.2 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique de IV (largement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité V−VI (secousse forte).

Séisme 25/02/2014

logo_plusSéisme 18 février 2014

Un séisme fort (magnitude 6.9 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré le mardi 18 février 2014 à 05:27 (heure locale) et identifié d’origine Tectonique. L’épicentre a été localisé à 283 km à l’est−sud−est de Capesterre−de−M/G, à 30 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 284 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 3.6 mg (*), correspondant à une intensité macrosismique de III (faiblement ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité IV−V (largement ressentie).

Séisme 18/02/2014

(*) mg : “milli gé” est une unité d’accélération correspondant au millième de la pesanteur terrestre